Problématique terroriste et migratoire

Par Mercredi 23 novembre 2016 Permalink 2

Les médias parlent actuellement peu du terrorisme et des migrants, comme si la problématique avait disparu de l’ordre du jour. Si, en France, tout est fait pour mettre ces sujets sous le boisseau, les Etats Unis, en revanche, ceux d’Obama, par l’intermédiaire du département d’état, alertent les américains sur le danger qu’il y a à passer les fêtes de fin d’année dans notre pays à cause du risque terroriste.

D’autres pays en Europe s’exaspèrent, se protègent, se révoltent. Le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie, Tchéquie) rejette une nouvelle fois les quotas d’accueil qu’essaye d’imposer Bruxelles à chaque pays européens et veulent verrouiller les frontières, la Hongrie doublant sa clôture de long de la frontière serbe. Le Danemark décide de cesser de recevoir les réfugiés que l’ONU lui envoie pour « donner un peu de répit aux municipalités » et maintenir la cohésion économique, sociale et culturelle. En Grèce les habitants attaquent dans une île un camp de réfugiés à la suite du pillage d’une épicerie. Aux Pays Bas un député propose à son collègue d’origine turque de retourner dans son pays. De nombreuses villes italiennes se mobilisent contre l’arrivée de clandestins. En Suisse des villes veulent interdire la distribution du coran. Pegida voit à Dresde de plus en plus de manifestants s’associer à son action. La Suède, la Finlande, la Norvège voient renaître des mouvements identitaires prêts à en découdre avec les forces de l’ordre.

L’Europe se soulève pour le meilleur, en cherchant à garder son identité culturelle, mais aussi pour le pire, avec la réapparition de mouvements néonazis. L’invasion migratoire génère partout des tensions. Les citoyens français se taisent et supportent ce que l’état leur impose avec un grand mépris pour ce qu’ils pensent au fond d’eux. Les urnes jouent le rôle de soupape de sécurité en permettant d’exprimer du soutien à ceux qui n’hésitent pas à mettre en garde contre l’islam. La victoire de Fillon, très ferme face à l’immigration devant Sarkozy manquant de crédibilité ou Juppé qui n’a rien compris à l’état d’esprit des français, est le signe le plus abouti pour le moment du ras le bol concernant l’invasion islamique et le risque terroriste.

Les mouvements insurrectionnels et les guerres entre communautés ne commenceront sans doute pas par la France, mais à n’en pas douter, commenceront bientôt.

Frédéric Le Quer