Primaires, qu’est-ce que c’était bien!

Par Vendredi 14 octobre 2016 Permalink 3

Un grand trou noir hier soir pour le débat des primaires. Où était la rencontre d’un homme et de son peuple? Nulle part. Qui représentait le changement? Personne. Fillon a sans doute été meilleur que les autres. Pour les autres, c’était un tout sauf Sarkozy. Il faudra réfléchir sur la manière dont ce dernier s’est fait autant d’inimitiés parmi les siens… C’était criant lors du débat: ils ne l’aiment pas.

La partie économie était surréaliste. elle était en vedette américaine, histoire que le téléspectateur aille jusqu’au bout du pensum pour voir les échanges sur l’immigration. Avant il fallait supporter une heure et demi d’âneries! Pendant tout ce temps, ils ont réussi la prouesse de ne jamais mentionner l’€, de ne jamais s’intéresser à la BCE, de ne pas parler de Bruxelles, des établissements financiers encore moins, du brexit, de la monnaie, de la FED, de la Chine, etc, etc… Rien, aucun mot, le néant! Leur truc ce sont les 35 heures! Seul Sarkozy a osé dire qu’il n’en était pas obsédé. Le degré zéro du jeu politique fut atteint et personne n’en sort grandi. Le téléspectateur à qui on s’est évertué de dire que demain il travaillerait plus longtemps s’est dit que tout était de sa faute et que c’était surement un fainéant qui faisait sombrer son pays! L’insanité de ces politiciens est décidément sans limite.

Après ce fut l’histoire des affaires au cours duquel le TSS s’en est donné à cœur joie. Juppé qui sommeillait jusque là dans son coin a retrouvé des forces pour justifier sa vieille condamnation. Et puis il s’est rendormi.

Enfin l’immigration! Le petit nouveau, Poisson n’a pas été mal, surprenant de la part d’un UDI… Fillon a déclaré tout net que le problème de l’immigration correspondait d’abord à un problème de nombre. La seule parole vraiment sensée. Juppé ronflait, Kosciusko Morizet lui a fait un petit bisou sur le front pour le réveiller. Le débat des primaires se terminait. Notre prochain président est décidément très au dessus de la mêlée!

Frédéric Le Quer