Primaire de gauche

Par Jeudi 8 décembre 2016 Permalink 1

La primaire de gauche voit chaque jour de nouveaux candidats dont la notoriété ne dépasse guère leur cercle familiale et leur voisinage immédiat, se positionner sur la ligne de départ pour devenir président de la république française. La fonction tellement dégradée n’impressionne plus personne. Pire on pense de plus en plus à la formule de Michel Audiard dans la bouche de Lino Ventura: « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait! »

Sur la forme, le Parti Socialiste, internationaliste par définition, est totalement dépassé par la nouvelle donne électorale où la césure se situe entre mondialiste et souverainiste. Ses marqueurs de gauche ont depuis longtemps été saisis par Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Son discours est globalement inaudible après ses cinq années calamiteuses passées aux affaires en se soumettant à l’Union Européenne et à l’OTAN. On nous dit de Montebourg qu’il est protectionniste. Le brave homme doit bien se positionner quelque part mais depuis qu’il a repris ses études après avoir été ministre, l’opportunisme reflète certainement davantage sa ligne de conduite qu’une vision politique bien nette. Valls représente le gag de cette fin d’année. Six mois avant l’échéance, il quitte son poste de premier ministre, histoire de se démarquer des résultats de Hollande. Les français ont la mémoire courte mais il ne faudrait quand même pas trop pousser!

Sur le fond, l’identité nationale est la problématique électorale majeure d’une France débordée par les flux migratoires venus d’Afrique et du Moyen-Orient avec le consentement tacite et actif de Hollande mais aussi de ses prédécesseurs. Comme lors de la primaire de droite, le seul sujet qui intéresse profondément les français sera escamoté. Alors que les candidats des LR, s’ils n’en débattirent pas entre eux au moment des messes télévisuelles, abordaient néanmoins le sujet au cours de leurs meetings, c’est d’ailleurs la manière intelligente dont Fillon en a parlé qui l’a fait élire, les postulants socialistes n’ont strictement rien à dire sur le sujet. Pour eux, il s’agit d’un non sujet, voire même toujours d’une chance pour la France. L’antiracisme reste leur religion et sur son autel les socialistes offrent le sacrifice de la France, des français, de leur histoire et de leur culture. Il n’est pourtant pas question de se monter raciste, mais il est simplement question de se protéger pour conserver nos mœurs. Mais même cet instinct de survie choque les socialistes englués dans leur dhimmitude.

De la réponse donnée à la manière de sauvegarder l’identité nationale découle absolument toute la politique de la nation. L’économie, le travail ou le chômage, la sécurité, nos relations avec les pays étrangers dépendent de la résolution qui servira à régler ce qui inquiète l’ensemble de la population. La primaire de gauche a peur d’en parler. Ces politiciens sont des lâches et des traîtres.

Frédéric Le Quer