Le pourrissement français

Par Lundi 22 septembre 2014 Permalink 30

Le pourrissement de la situation française est social et économique. Social car le sentiment de solidarité nationale s’est évanoui en même temps que la nationalité française était bradée. Economique car du coup aucune catégorie socio-professionnelle n’accepte d’efforts altruistes en vue de redresser un pays devenu une terre d’asile au lieu d’une patrie.

Le processus de déconstruction auquel on assiste est avant tout culturel. Dans les politiques menées,  aucune alternative n’apparaît à un cosmopolitisme tendant à un universalisme méprisant l’histoire du pays. L’adaptabilité est le maître mot du libéralisme, qui, sans protéger l’initiative individuel (dans les faits l’ascenseur social grâce au mérite est bafoué), lamine les particularismes non seulement régionaux et nationaux mais aussi structurels. Défaire l’existant sans jamais proposer aux classes ciblées une solution de rechange viable et les appauvrir ainsi intellectuellement et matériellement sont les buts recherchés.  L’objectif tend à uniformiser un monde, dont l’arbitraire victimise l’individu, afin de protéger un groupe de moins en moins nombreux et de plus en plus dominateur. Cette tendance totalitaire se substitue à la démocratie.

L’accentuation de l’immigration à laquelle on assiste actuellement dans une France affaiblit participe de ce mouvement. Alors qu’une consolidation de la société française est plus que jamais nécessaire pour reconstruire un sentiment national, elle se lézarde dramatiquement avec la venue en masse de populations catégoriquement différentes. Si la richesse de l’humanité est sa diversité répandue sur l’ensemble de la planète, la juxtaposition des cultures sur un territoire limité n’engendre qu’incompréhension, rancœur et disparition du patrimoine commun. Le liant indispensable à une communauté se fragmente devant cette diversité qui annihile aussi le sentiment de classe sociale.

C’est d’ailleurs prioritairement ce qui est recherché. La volonté de diviser le groupe ultra majoritaire de ceux dont le travail est le seul moyen de survivre afin qu’il puisse être contrôlé par une toute petite minorité n’a rien d’original. Le rapprochement des distances par le progrès technique permettant l’afflux migratoire a fait le reste! Le patchwork communautaire est garant d’un régime tendant à devenir tyrannique.

La crise économique est un atout et un danger pour cette politique. Le pourrissement de la situation financière de chaque foyer français incite actuellement à l’apathie et au recroquevillement nécessaires à l’entreprise manipulation. Mais cette situation pourrait aussi devenir la cause d’une rébellion aussi bien contre l’état qu’interethnique. Les gouvernants en ont bien conscience et continuent avec soin à distribuer des allocations de toutes sortes afin de laisser à l’ensemble de la population la tête hors de l’eau.

La paix sociale est achetée. Mais l’astronomique dette souveraine, qui va encore augmenter dans les années à venir, n’est tenable que par des taux particulièrement faibles. L’horrible modèle français ne tient que par la volonté de la finance internationale. Le destin du pays est dorénavant dans des mains étrangères.

Frédéric Le Quer


 

 

30