Porphyre

Par Dimanche 26 juin 2016 Permalink 1

Le porphyre occupe une place à part parmi les matériaux destinés à l’architecture ou à la sculpture. Son extraordinaire dureté, qui rend le travail très difficile, et la couleur pourpre dont il tire son nom lui confèrent un caractère précieux et symbolique remarquable. La pierre est d’un rouge violacé foncé parsemé de point blancs. C’est une roche volcanique dont l’éclat est décuplé grâce à un difficile polissage.

Dès l’antiquité, ce matériau fut extrait de gisements égyptiens qui furent exploités jusqu’au Ve siècle après Jésus Christ pour faire des objets décoratifs. Les siècles qui suivirent, virent les vases antiques transformés au gout de l’époque à laquelle cette opération fut effectué. En France le vase de porphyre le plus connu, exposé au musée du Louvre, est l’aigle de Suger, cet abbé de St Denis qui trouve dans un coffre une aiguière antique qu’il transforme en ajoutant une monture en bronze représentant un aigle. (voir image à la une)

Le musée du Louvre présente beaucoup d’autres vases ou colonnes comme celui, ci dessous du XVIIe siècle à Rome:SAM_1365

Il fallut attendre la fin du XVIIIe siècle pour la découverte de gisements en Suède puis en Russie. Ainsi, le prestigieux matériau retrouve enfin une nouvelle jeunesse en participant aux décors de riches intérieurs ou à l’enjolivement de meubles prestigieux. Le guéridon ci-dessous fut vendu le 6 juillet 2014 chez Prunier SVV à Louviers 74 000 € frais compris grâce en partie au plateau en porphyre qui le compose sans doute venu, dit la Gazette Drouot des carrières suédoises d’Alvdalen dans le comté de Dalécarlie.SAM_1496

Citons aussi, venu de la même manufacture royale de pierres dures que la table ci-dessus, ce vase ovoïde ci-dessous en porphyre et bronze ciselé et doré, H 127,5 cm L: 47 cm qui atteint la belle enchère chez Osenat SVV de 190 624€SAM_1497

Frédéric Le Quer