Policier mort, délinquant blessé

Par Jeudi 20 octobre 2016 Permalink 2

« Mieux vaut un policier mort qu’un délinquant blessé ». Cette phrase terrible des fonctionnaires de police ne fut guère reprise pas les médias. Elle résume pourtant toute la politique du ministre de l’intérieur depuis qu’il est aux affaires. Toute son action est à évaluer à l’aulne de cette affirmation.

Avec un policier mort, François Hollande, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve se répartissent les rôles de manière bien huilée, chacun sachant parfaitement ce qu’il doit dire. Cazeneuve le premier sur les lieux affirme soutenir les services de l’état dans leur action et s’apprête à recevoir les syndicats. Manuel Valls joue l’autorité, menaçant à grand coup de menton les criminels. Hollande rédige la conclusion avec un discours larmoyant et une Marseillaise. Les dirigeants de l’islam de France se fendent d’une gerbe à l’instigation du ministre de l’intérieur et le tour est joué! En plus, au début, le cirque rapportait des voix aux dirigeants chez des français de bonne foi qui y croyaient.

Quand le policier se défend en revanche, entre la police des polices, le juge d’instruction, le ministre de l’Intérieur et celui de la justice, ses problèmes commencent. Il a blessé une racaille, le collectif contre l’islamophobie crie à l’assassin, Cazeneuve répond qu’il fera toute la lumière et le pauvre type se voit embringuer dans un engrenage qui détruira peut-être sa carrière parce qu’il a sauvé sa vie et celle de ses collègues! L’état lui fait porter le chapeau pour apaiser les voleurs, les dealers, les islamistes prompts à incendier leur propre territoire. Comme disait Coluche, « quand ils t’attaquent pas, ils cherchent qu’à se défendre! » Un policier qui reste en vie, devient un suspect potentiel.

Le délinquant blessé est la victime de la société. Alors à l’école, la règle est la même. Un prof avec 7 jours d’ITT ne pose pas de problème majeur à notre gouvernement du moment qu’il n’a pas riposté à l’agresseur. Dans le cas d’un citoyen lambda, on se souvient des buralistes, leur réaction doit aussi être de tendre l’autre joue. Nos caïds de banlieue sont des intouchables! Craints et respectés dans leur cage d’escalier, dans leur cité, dans leur ville, ils le sont aussi à Matignon, à l’Elysée, place Beauvau.

La police tente actuellement d’inverser un processus mortifère pour notre pays. Leur revendication n’est pas catégorielle car elle concerne tous les citoyens français. Rompre avec le culte du criminel pour avoir le respect de l’honnête homme permettra peut-être de reculer la guerre civile qui s’annonce.

Frédéric Le Quer