Plaques émaillées publicitaires

Par Samedi 4 février 2017 Permalink 4

Avant que les plaques émaillées publicitaires ne cèdent la place au plastique dans les années 60, elles se répandent partout dans les rues dès la fin du XIXe siècle. « D’abord strictement typographiques, elle profitent ensuite d’une technique proche de la lithographie, permettant des plaques plus imagées » dixit la gazette Drouot. Elles ont leurs créateurs stars qui se nomment Firmin Bouisset (1859-1925) ou Benjamin Rabier (1864-1939) dont tout le monde encore aujourd’hui connait les modèles.

Pour Bouisset il s’agit entre autres de la petite fille du chocolat Meunier. La société de vente aux enchères nantaise Salorges, le 6 juin 2015 a adjugé 37.500 euros, un record, la plaque publicitaire émaillée ci-dessous datée vers 1920, lors d’une vacation sur le thème de l’art publicitaire. SAM_2966

Pour Rabier, son illustration la plus connue est celle de « La vache qui rit », image en une. Une très rare tôle lithographiée, d’après ce dessin, fut proposée chez Ivoire Chartres, le 21 novembre pour 8.000 à 10.000 euros.

La fabrique la plus prolifique dans ce genre de création est l’émaillerie alsacienne de Strasbourg (EAS). Elle produit avec 300 employés mille plaques par jour dans les années trente. La plaque émaillée ci-dessous (32,7 x 49,1 cm), une de leur production fit 8 400 € le 27 octobre 2013 chez Salorges Enchères svv à Nantes.SAM_2969

Si les collectionneurs de ce genre d’objet, appelés pacophiles ou placoémaillophiles, se disputent les modèles signés d’illustrateurs prestigieux, la complexité de l’iconographie fait aussi grimper les prix. Le modèle ci-dessous, Maggi, plaque en tôle émaillée, 115 x 70 cm fut adjugé chez Anticthermal à Nancy le 21 février 2014 10 800 € fais compris.SAM_2968

Frédéric Le Quer