Pas d’excuses pour Obama ou pour Abe

Par Mercredi 28 décembre 2016 Permalink 2

Lors de la rencontre à Pearl Harbor entre Barack Obama et Shinzo Abe, ce dernier ne se sentit pas obliger de faire des excuses au nom de son pays pour l’attaque contre cette île américaine du Pacifique en décembre 1941 dont la légitimité continue de faire débat au Japon. Barack Obama, en mai dernier, venu à Hiroshima, ne s’était pas non plus astreint à des excuses pour l’envoi d’une bombe atomique qui fit 140 000 victimes. L’amitié entre ces deux puissances ne se dément pourtant pas, voire même, elle fut renforcée lors de ces commémorations.

« Ma France, c’est une nation qui revendique son identité, qui assume son histoire. On ne construit rien sur la haine des autres, mais pas davantage sur la haine de soi. Au bout du chemin de la repentance et de la détestation de soi, il y a le communautarisme et la loi des tribus », déclarait vigoureusement le candidat Sarkozy avec l’aide de la plume de Henri Guaino en janvier 2007. C’est exactement ce qu’ont laissé entendre Obama et Abe, c’est exactement ce que n’ont pas compris Chirac et Hollande. Le gout pour les excuses de ces deux présidents ont affaibli la France, ont fait du mal à l’unité nationale, ont accentué les racismes venus de partout.

Jamais la France, jamais les juifs français, jamais les gaullistes, jamais les communistes, jamais les petites gens ignorant des crimes nazis n’ont été responsables des policiers pourris qui ont traîné les juifs au Vél d’Hiv puis dans les camps de concentration à la demande de fonctionnaires non moins pourris. Mais Chirac a déclaré que la folie criminelle de l’occupant avait « été secondé par l’état français ». Hollande, le roi des excuses au nom de la France qui parle des « souffrances de la colonisation infligées au peuple algérien » s’est lui aussi distingué honteusement (on en est même abasourdi quand on sait que les seuls infrastructures potables en Algérie encore maintenant sont dus à la France!). Ce fut son truc les excuses pendant cinq trop longues années envers les Harkis, envers les réfugiés, envers même un joueur de foot ou des magistrats… Le dénigrement de la France avec ce président venu du Parti Socialiste fut à son comble.

Les Etats Unis et le Japon viennent de donner une belle leçon de fierté à notre classe politique prompte à se vautrer lamentablement. Notre république doit être fière de ce qu’elle est, toujours, quoiqu’il advienne; c’est la condition sine qua non de son salut. Seuls les héros la représente vraiment car ils justifient sa grandeur surtout au cours d’une période où se succèdent des dirigeants sans envergure.

Frédéric Le Quer