Pas d’alliance gouvernementale en Allemagne

Par Lundi 20 novembre 2017 Permalink 1

La numérisation a été une pierre d’achoppement lors des négociations en Allemagne pour une alliance gouvernementale entre la CDU-CSU, les verts et le FDP (les libéraux)! La numérisation… Le problème chez nos politiciens français n’aurait pas tenu la discussion 5 minutes! Ce n’eut d’ailleurs pas été un sujet. Il y a quinze ans, un de nos présidents confondait souris et mulot, alors la numérisation qui consiste à transformer une information en chiffre, cela reste un enjeu complètement nul en France.

Mais outre-Rhin, Mme Beer, une personnalité qui grimpe au sein du parti FDP, n’a pas hésité à mentionner la numérisation comme quelque chose d’essentiel à l’égal de l’éducation et des réfugiés, en déclarant: « Avec les grandes questions, il n’y avait tout simplement pas de compromis ». Résultat la secrétaire générale du parti lance qu’elle n’a pas peur de nouvelles élections. Certains journaux comme le SÜddeutsche Zeitung la taxe déjà d’irresponsable d’autant plus que les verts étaient prêts à participer à un gouvernement dirigé par Merkel. Le SPD maintient toujours qu’il n’est pas disponible pour une grande coalition. La gauche allemande soutient: « Il faut maintenant, dès que possible, organiser de nouvelles élections, parce que personne ne peut sérieusement souhaiter la poursuite des négociations pour une grande coalition. »

Et l’AfD dans tout ça? De nouvelles élections pourraient lui être encore favorable. Le parti souhaite une négociation avec la Syrie pour le retour des réfugiés, la fermeture des frontières pour stopper l’immigration de masse, un référendum sur la sortie de l’Allemagne de l’€ et la levée des sanctions économiques envers la Russie. Il est intéressant de constater que la volonté du parti de mettre un frein à l’intégration européenne est aussi partagée par les libéraux allemands du FDP.

2017 avait été vue comme une année politique charnière mais, entre l’Allemagne et l’Italie, peut-être que 2018 sera en fait l’année qui compte. L’élection du très européiste Macron apparaît de plus en plus comme une aberration dans le cadre intellectuel qui prend forme sur le vieux continent, le retour du sentiment national bafoué par l’immigration outrancière organisée par les mondialistes représentant dorénavant la modernité en Europe.

Frédéric Le Quer