Paix, prospérité, protection sociale

Par Jeudi 16 juillet 2015 Permalink 13

La paix, la prospérité, la protection sociale sont les objectifs définis à l’intention des peuples justifiant l’Union Européenne et plus encore le groupe des pays adhérents à la monnaie unique. L’échec sur tous ces points est patent mais en entraînant aucune remise en cause de l’organisation, il démontre que la raison d’être de l’UE ou de l’€ n’est en aucun cas l’amélioration des conditions de vie des européens.

La paix sur le continent européen hors et à l’intérieur de l’Union Européenne est mise à mal. Concernant le dossier ukrainien par exemple, l’ingérence partisane de Bruxelles n’aide pas, bien au contraire, à pacifier le conflit. Son alignement aveugle sur les Etats Unis, alors que l’UE est géographiquement et économiquement en première ligne, ne fait qu’envenimer un dossier où l’on refuse de reconnaître contre toute évidence un particularisme slave. Dans l’espace de l’Union Européenne, des organisations terroristes, en particulier en France, se créent, prennent un poids de plus en plus considérable et imposent dorénavant un stationnement permanent de militaires pour tenter d’assurer la sécurité sur le sol. Des zones géographiques entières se séparent du reste de la nation et appliquent une loi qui leur est propre correspondant à un mélange de mafia et d’islamisme.

La prospérité  prévue s’est transformée en cataclysme économique engendrant précarité, chomage, difficultés pour les jeunes à s’insérer et construire leur avenir. Les créations de petites entreprises se multiplient, leur faillite aussi… La prospérité n’est donc assurée que pour quelques uns. A ce propos le cas grec est intéressant.  La politique des gouvernants y est qualifiée à longueur de temps de clientéliste. Les élus se sont alloués de plantureux revenus et leur entourage en bénéficie comme partout en Europe. Mais l’erreur qui leur est reprochée est d’avoir largement distribué des subsides à l’ensemble de la population ce que les autres gouvernements de la zone € se sont gardés de faire. Cette parcimonie est saluée par le mot rigueur, sésame ouvrant à Bruxelles les clés du paradis. La prospérité est vue avant tout par l’UE comme l’enrichissement des caciques et des ploutocrates contre l’appauvrissement de tous les autres!

La protection sociale enfin est mise aussi en exergue un peu comme si les gens n’étaient pas soignées dans les années 70 ou 80! Mais elle consiste surtout à mettre en concurrence les travailleurs européens avec ceux du reste du monde en leur imposant un altruisme que le personnel médiatico-politique se garde bien d’avoir se réservant de génération en génération les places juteuses aussi bien dans le public que dans le privé. L’ascenseur sociale devient ainsi une illusion au travers d’une scolarité de moins en moins exigeante. L’angoisse engendrée par la crise économique fait dorénavant baisser l’espérance de vie. La zone € est en train de créer des distorsions qui loin de représenter un progrès sociale, exacerbent les inégalités comme jamais depuis le deuxième guerre mondiale.

L’euro et l’UE apparaissent maintenant pour ce qu’ils sont, un outil d’enrichissement pour la finance internationale abolissant les frontières et jetant les citoyens dans la précarité. La propagande toujours plus envahissante est devenue le recours essentiel au maintien de ces organisations dévoyées n’existant que pour elles-même sans plus aucun but généreux conduisant au partage des richesses.

Frédéric Le Quer