OTAN : la fuite en avant

Par Samedi 9 juillet 2016 Permalink 1

« L’OTAN n’a pas du tout vocation à peser sur les relations que l’Europe doit avoir avec la Russie ; et pour la France, la Russie n’est pas un adversaire, n’est pas une menace ». Il est probable que la quasi totalité des français est d’accord avec cette déclaration de François Hollande, exception faite de ses caciques. Mais après avoir refusé de respecter le contrat des Mistral, cette assertion apparaît bien plus électoraliste que sincère.

Les Etats Unis et ses toutous, l’Allemagne, le Canada, le Royaume Uni chapeautent l’accroissement des forces de l’OTAN dans les Pays Baltes et en Pologne. Il s’agit du déploiement de plusieurs milliers de soldats dans cette région limitrophe de la Russie. Après avoir déstabilisé tout le Moyen-Orient, les américains souhaitent-ils mettre l’Europe à feu et à sang? Le danger dorénavant vient-il de l’est ou du sud? Poser la question c’est évidemment y répondre et l’agressivité de Barack Obama vis à vis de Poutine est plus une affaire d’hommes que d’états.

Malgré les dires de F. Hollande, la France va envoyer une compagnie pour renforcer les troupes de l’OTAN dans la région. Ce double discours du président de la république est habituel et concerne tous les sujets! Notre chef d’état s’aligne donc toujours et encore sur Washington. Si Trump est élu à l’automne, et ce n’est pas une hypothèse farfelue, loin de là, compte tenu des tensions sociales qui rappellent les années 50-60, le rapprochement envisageable avec la Russie prendra toute l’Europe à contre pied!

L’attitude de l’occident se justifie par une lutte des classes qui avec la crise économique a repris du poil de la bête. Il faut faire diversion pour que les populations oublient que les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. C’est l’utilité première de toutes les guerres. Les peuples doivent urgemment virer leurs dirigeants actuels avant qu’il ne soit trop tard et reprendre les rênes d’un destin qui s’il continue de leur échapper les mènera à la mort. Election après élection, il ont l’air de commencer à s’y atteler.

Frédéric Le Quer