Obama Netanyahu

Par Jeudi 4 juin 2015 Permalink 24

Les relations entre le président Obama et le premier ministre israélien  Netanyahu sont exécrables. La victoire récente de ce dernier, malgré tout l’attirail de communication mis en place en occident, fut un coût rude porté à la diplomatie menée par les démocrates. Netanyahu mise tout de son côté sur une victoire républicaine dans deux ans. Les deux hommes ne se rencontrent plus.

Leurs divergences sont telles que dorénavant le président américain s’adresse directement aux israéliens à travers les médias sans passer par leur dirigeant. Le coup assèné lors de l’émission de mardi a été rude: il a menacé de ne plus utiliser systématiquement le droit de veto américain pour contrer les initiatives anti israéliennes. L’absence de solution venant de la diplomatie israelienne pour la contitution d’un état palestinien reste comme une arête en travers de la gorge de Barack Obama. « Le risque est qu’Israël perde en crédibilité » , n’hésite-t-il pas à déclarer

Les tentatives d’accord avec le monde chiite de l’administration américaine déplaisent aussi à Benjamin Netanyahu qui ne croit aucunement en la sincérité des ayatollahs iraniens. Pour lui, tout compromis sera l’occasion pour l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire à plus ou moins brève échéance. Ces négociations sont pourtant la grande affaire de fin de mandat de l’administration américaine. Le président Obama les voit tel  le rapprochement avec la Chine effectué dans les années 70, comme un point d’orgue de sa présidence.

La pression internationale envers Israël est très forte. Pourtant plus que jamais le pays reste entouré de forces déterminées à le détruire et son droit à se défendre contre des extrémistes violents est la condition de sa survie. Netanyahu se voit une mission historique dans le fait de torpiller l’accord americano-iranien alors que ses ennemis l’accuse d »‘illusions messianiques ».

La divergence fondamentale Obama Netanyahu est dans l’approche même du conflit israélo-palestinien. Quand le premier ministre voit un problème géopolitique, l’américain veut mettre en exergue les difficultés sociales et humaines des palestiniens. D’un côté un Israël prospère et puissant, de l’autre des palestiniens faibles et miséreux. Mais cette réalité continue de se heurter à la haine du juif institutionnalisée tout autour de son territoire.

Frédéric Le Quer