Norbert Hofer tient presque sa revanche

Par Mercredi 30 novembre 2016 Permalink 3

Avant le scrutin de dimanche, après l’annulation de celui du printemps dernier pour tricherie avérée du camp gagnant, choisi par les médias, représenté par l’écologiste Alexander van der Beulen, l’hystérie anti Norbert Hofer, l’adversaire, candidat FPÖ, victime de la magouille, bat son plein dans la presse allemande et autrichienne.

Après le dernier duel télévisé d’hier soir, Hofer, le candidat à la présidence de la république autrichienne qui offre des pouvoirs bien supérieurs à ceux de son homologue allemand (il peut dissoudre l’assemblée nationale par exemple) tout en étant inférieurs au français, est dorénavant comparé à une sorte de sophiste magicien et hypnotiseur qui utilise dans les débats des mots subliminaux pour disqualifier ignominieusement le pauvre van der Beulen. Tout et n’importe quoi est asséné aux électeurs pour qu’ils votent bien. En général on sait comment cela finit!

Il faut dire que, dans les duels télévisés, les postulants, à l’inverse de chez nous, sont interrogés sur des sujets clés comme l’Union Européenne et les réfugiés. Norbert Hofer veut se démarquer de la politique allemande d’Angela Merkel pour se rapprocher des pays de l’est de l’Europe et en particulier la Russie de Poutine. Scandale de lèse-majesté! L’acronyme « OXIT » à l’image de BREXIT est apparu. Mais dans ce pays riche ce qui fait vraiment recette est la question de l’islam. Hofer est clairement anti islam avec par exemple sa préférence déclarée pour les serbes orthodoxes contre les kosovars musulmans. Cela compte là-bas, les balkans sont tout proches.

La réprobation acharnée de toute la bien pensance viennoise et l’approbation silencieuse d’une population qui a de plus en plus l’impression d’avoir été prise en otage par les choix migratoires de la chancelière allemande, sont les grands marqueurs de l’élection. Evidemment Norbert Hofer est taxé de populiste, le gros mot qui a si bien réussi à Nigel Farage et à Donald Trump. Malgré la stigmatisation du candidat FPÖ, les sondages le donne au coude à coude avec celui de l’oligarchie.

S’il gagne le 4 décembre et si le non l’emporte en Italie, l’Europe sera au bord de l’implosion.

Frédéric Le Quer