Nicolas Sarkozy dit des vérités

Par Vendredi 11 septembre 2015 Permalink 22

L’intervention de Nicolas Sarkozy,  au journal de 20h sur TF1 a eu le grand mérite d’être claire. Terminées les lamentations sur le comportement déplaisant à son égard d’un juge d’instruction, ce larmoiement était provocateur et indécent en face d’une France en crise. Il s’est enfin  de nouveau placé au niveau politique dans son sens noble et a proposé une attitude responsable vis à vis du déferlement migratoire en cours.

Les accents d’hier résonnaient avec ceux de la campagne présidentielle de 2007. Devant un journaliste plutôt terne, osant quelques banderilles au début allant dans le sens de la bien pensance imposée puis s’éteignant progressivement, et se sachant comme chez lui dans la maison Bouygues, Nicolas Sarkozy a pris le contre-pied de la doxa dominante en mettant en garde contre un angélisme dont le pays n’a pas les moyens. Il s’est démarqué du patronat français, prônant l’accueil à tout va pour augmenter les consommateurs potentiels grâce à la redistribution de l’argent des classes moyennes et peser à la baisse sur les salaires (ça, il ne l’a pas dit!), et s’est placé sur le risque civilisationnel inhérent au changement de population en cours. Il a osé remettre les points sur les i concernant Schengen et prévu avec bon sens que les migrants qui n’auront pas pu ou su s’insérer dans le pays choisi initialement,  viendront ensuite inéluctablement chez le mieux-disant socialement pour bénéficier logiquement d’une générosité qui n’existe pas ailleurs.

En déclarant tout haut ce que tous les citoyens pensent tout bas, Nicolas Sarkozy a indiscutablement marqué des points. Le gouvernement débordé rame depuis le début derrière les pays qui ont décidé de l’attitude à tenir, en fonction de leurs intérêts démographiques. L’indécision et le camouflage de la vérité sont les deux mamelles des prises de position officielles françaises. L’ex chef de l’état l’a souligné. Entendre un tel point de vue au milieu de la propagande insistante en cours complètement divergente fut un acte de salubrité publique.

Frédéric Le Quer