Nice

Par Samedi 16 juillet 2016 Permalink 1

Le président larmoie dans la grande séquence compassionnelle où il excelle. Dans la plus grande cacophonie, les ministres analysent chacun de manière différente les événements de Nice. L’état d’urgence est reconduit alors que la veille le risque djihadiste s’était par miracle éloigné. Les soldats mal armés de l’opération Sentinelle ont l’impression de n’être que des supplétifs. La plus grande confusion règne au sein des services de l’état.

Mais, nos médias ont trouvé l’angle par lequel ils devaient traiter les attentats. Inspirés par l’Elysée, ils ciblent les victimes, les proches des victimes, ceux qui auraient pu être des victimes mais qui s’en sont sortis. Tout ce qu’ils ont fait avant l’attentat terroriste est épluché, creusé, ressassé. C’est toujours assez banal mais c’est fait exprès. Ils ont l’air encore en vie et c’est le but recherché. Le reportage de proximité est devenu le nec plus ultra. Le micro trottoir a gagné ses lettres de noblesse. Le psychologue télé court les plateaux pour tout dire au public du choc post traumatique. « Post » parce qu’il est nécessaire de faire comme si il y avait pour ces pauvres gens un après… Mais ils sont morts, bien morts et de leur « après » personne n’en sait rien. Quant aux blessés, beaucoup deviendront alcooliques ou toxicomanes avec une vie définitivement foutue prise par un djihadiste musulman lors du feu d’artifice du 14 juillet.

Pourtant, les journalistes se gargarisent de mots sans conséquence refusant d’appuyer là où ça fait mal. La mort n’est jamais montrée. Les corps inertes affreusement réels d’enfants, de femmes et d’hommes répandus sur la promenade des anglais n’ont pas le droit d’être vus. On les cache honteusement alors que cet hiver le corps d’un enfant mort sur une plage de Grèce n’avait posé aucun problème déontologique et avait été exposé à satiété dans tous les médias. Il fallait faire prendre conscience à la population du drame des réfugiés. Il faut aujourd’hui éviter qu’elle ait conscience de son propre drame. Alors nos morts n’ont pas l’honneur d’être vus car ils nuiraient à cette grande blague qu’est l’unité nationale. Ce sont des détonateurs de guerre civile en puissance. Ils ne sont pas bidons, ils ont été tués par un musulman. En un an et demi l’islam de paix en aura tué près de trois cents et fait plus d’un millier de blessés.

Tout le monde sait qu’il faut arrêter l’immigration. Tout le monde sait qu’il faut expulser manu militari les étrangers ayant eu des démêlés avec la justice. Tout le monde sait qu’il faut faire choisir à ceux qui ont la double nationalité une seule patrie. Cela n’a rien d’extrémiste, c’est juste la réaction normale d’un pays attaqué de l’intérieur. C’est la seule solution pour recouvrer une nation unie. Noyer le poisson comme on cherche à faire en ce moment avec les événements de Nice ne fera qu’accentuer les clivages et faire des honnêtes gens de la chair à canon.

Frédéric Le Quer