Ni, ni, c’est fini!

Par Vendredi 28 octobre 2016 Permalink 4

Le 17 février 2016 (article intitulé « Nicolas Sarkozy »), nous écrivions que « Nicolas Sarkozy avait vécu sa mort politique et qu’il était passé un peu à coté de son destin alors que les gens avaient en 2005, 2006, cru sincèrement en lui ». Il est clair depuis l’hiver dernier que l’homme a achevé sa carrière. Evidemment il y croyait encore. Aujourd’hui son renoncement au ni, ni prouve qu’il a compris.

Son choix clair en faveur des socialistes en cas de duel Hollande Le Pen termine de le discréditer vis à vis de l’opinion. Depuis six mois il fait une campagne électorale résolument souverainiste sur le plan sociétal en se servant d’arguments anti immigrationnistes comme marche pied. Toutes ses propositions sont bien plus proches de celles d’une Marine Le Pen, d’un Nicolas Dupont Aignan, d’un Philippe de Villiers que de François Hollande, Najat Vallaud Belkacem ou Bernard Cazeneuve. Malgré cela piteusement, il avoue lors d’une interview qu’au deuxième tour si le choix se présentait, il voterait Hollande contre Marine Le Pen. Quitte à être dans la science fiction, il aurait été intéressant de lui demander ce qu’il ferait contre Dupont Aignan ou Villiers. Probablement pareil. Pour cet homme une campagne électorale n’est qu’une litanie de mensonges qui n’engage que les français mais surtout pas lui!

Cette volte face devant le ni ni est intéressante. Bien sûr tous les électeurs savent bien que Sarkozy ou Hollande font la même politique, comme avant eux tous les premiers ministres de Chirac. C’est la condition sine qua non pour arriver au pouvoir: Faire allégeance à l’Union Européenne, aux médias, à la mondialisation tous azimut et aux pays arabes du golfe persique. Mais l’aveu dénote principalement qu’il sait avoir perdu contre Juppé. Alors pour sauver les meubles, sauver sa stature vis à vis des « élites », tous ces gens qui font sombrer la France depuis des décennies en la dirigeant, il pactise avec son frère-ennemi et rejette ses adversaires réels, les tenants du souverainisme. Pour Sarkozy, dont la carrière est derrière lui, il sauve les meubles, refuse la politique de la terre brûlée qu’eut été le choix de Marine Le Pen, pour se garder quelques missions qu’il remplira de temps en temps comme ex président. Il croit ainsi rester fréquentable! C’est ça le plafond de verre au-dessus de la tête de Marine Le Pen.

Cependant, encore une fois, Sarkozy se trompe. Il est enfermé dans un cadre intellectuel qui l’empêche d’envisager les aspirations souverainistes du peuple. Il est incapable d’imaginer autre chose que ce qu’il a toujours eu sous les yeux. Avec ses airs de chef, il n’est qu’une marionnette. Les grands hommes sont ceux qui changent les paradigmes envers et contre tous, ceux qui emmènent leur pays là où il semblait impossible qu’il aille. Sarkozy n’était pas de ceux-là. C’était un mouton cupide comme tous les autres.

Frédéric Le Quer