Nadine Morano se défoule

Par Jeudi 1 octobre 2015 Permalink 25

Nadine Morano n’a pas été très maligne. Les racines judéo-chrétiennes de la France auraient mieux fait d’être mises en exergue  plutôt que la couleur blanche qui est une brèche dans laquelle s’engouffre les professionnels de l’indignation envahissant les médias. Et puis la Martinique et la Guadeloupe sont françaises depuis le XVIIe siècle, avant la région de Nice et puis les Dumas étaient noirs, et puis, et puis…

Globalement, il semble pourtant bien difficile de donner objectivement tort à Nadine Morano. L’histoire de France a été faite par des blancs, le plus souvent chrétiens avec aussi dans une moindre mesure des juifs, comme Montaigne par exemple. L’influence de l’Afrique noir était moindre, l’influence du monde musulman aussi même si indéniablement ces peuples furent l’objet de curiosité. On pense à des peintres datant même d’avant le début de la colonisation comme Etienne Liotard féru de turqueries! Mais la question centrale est de savoir si les quarante dernières années remettent en cause deux mille ans d’histoire. La pensée dominante assénée sans le moindre recul répond par l’affirmative. La France est black, blanc, beur et surtout black et beur dorénavant. Et maintenant circulez!

Indéniablement de nombreux français ont du mal avec le phénomène, ils restent attachés à leurs racines, ils croient en la grandeur passée de la France, du temps où elle n’était pas multiculturelle, ils ne perçoivent pas les avantages qu’ils ont retiré de cet afflux incessant d’étrangers devenus maintenant, par la grâce de la loi, français mais le plus souvent des français attachés à leur pays d’origine ayant conservés leur racines culturelles et religieuses, et par dessus le marché faisant du prosélytisme et cherchant à imposer leur mode de vie. Pourquoi les français européens devraient-ils se sentir déclassés dans leur propre pays. Leurs traditions sont aussi respectables que les autres et elles ont pour elles l’ancienneté sur le territoire ce qui devrait constituer une préférence qu’on leur dénie injustement. Elles étaient là avant mais les élites détestent la culture française car elles n’aiment pas le peuple français.

Alors, la résistance s’organise face à la négation des évidences. Maladroitement, des mots comme ceux de Nadine Morano, sont employés avec une certaine désinvolture mais ils révèlent avant tout le profond malaise des citoyens français devenus les laisser pour compte des politiciens. A force de se pousser, de laisser de la place, l’espace vital se rabougrit et le ressentiment toujours refoulé par la domination sans partage de la bien pensance finit par s’extérioriser, aujourd’hui par des mots, demain dans la violence.

Frédéric Le Quer