Muriel Pénicaud, démission!

Par Vendredi 28 juillet 2017 Permalink 3

Les scandales s’enchaînent au sein du gouvernement et de la nébuleuse République en Marche à un rythme soutenu. La société civile chère à Emmanuel Macron apparaît cupide, sans foi ni loi, sinon celles de l’argent roi. Ce n’est pas acceptable quand les intérêts de tous les français devraient théoriquement être défendus par ces gens. La caste des 1% n’a rien à faire dans un gouvernement sensé se pencher sur la résolution des difficultés de tous les français et non pas seulement de ceux dont le patrimoine mobilier leur fait payer un gros impôt sur le fortune.

Muriel Pénicaud, la ministre du travail chargée de saborder les droits des salariés a des titres de noblesse à faire valoir dans ce domaine.  » Elle a fait fortune en organisant des licenciements dans une entreprise, Danone, qui marchait bien » dixit Nicolas Dupont-Aignan. De manière plus explicative, le journal L’Humanité dévoile que « Muriel Pénicaud a réalisé en 2013 une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options en tant que dirigeante de Danone, profitant de la flambée en Bourse qui a suivi l’annonce de 900 suppressions d’emplois du groupe en Europe. » La ministre se défend dans le journal Le Figaro en déclarant: «Soyons clairs, l’attribution du plan de stock-options évoqué dans la presse est bien antérieure à l’annonce du plan de départs volontaires, et n’a aucun lien avec ce dernier».

Comme on pouvait s’en douter, sa défense ne tient pas une seconde. Les stock options sont une option d’achat d’actions où à tous les coups on réalise une plus value puisque le plus simple est de n’acheter réellement que lorsque l’on est décidé à effectuer la revente pour éviter tout risque. Les licenciements boursiers font grimper les actions. Une fois annoncés, elles ont flambé. Muriel Pénicaud a exercé ses droits sur les stock option qu’elle avait en achetant les actions Danone au prix prévu quand le groupe Danone lui a attribué les stock options et en les revendant immédiatement le plus cher possible grâce à l’annonce des licenciements qui avait été faite. C’est elle qui avait organisé le plan social. On frôle ici en plus le délit d’initié comme souvent d’ailleurs avec l’exercice des droits des stock options par les dirigeants d’une entreprise. Si elle avait exercé ses droits avant l’annonce des licenciements elle aurait gagné de l’argent mais beaucoup moins… Là c’est le jackpot grâce à un excellent timing!

N’ayons pas peur de le dire! La France devient une république bananière. Les milliardaires dirigeants du pays font suer le burnous aux citoyens. Les pauvres doivent payer pour laisser les riches s’enrichir toujours plus. Et dire qu’on vient de voter. Déprimant!

Frédéric Le Quer