François Hollande, Arnaud Montebourg, la Ve République et l’euro

Par Mardi 26 août 2014 Permalink 30

Les rédacteurs de la constitution de la Ve République ont voulu que  le chef de l’état soit le garant des institutions. Maintenant la proposition a été inversée et les institutions sont garantes du maintien au pouvoir de François Hollande!

Personne ne peut imaginer que le général De Gaulle fut resté au pouvoir dans les conditions actuelles. Il y aurait eu un retour aux urnes soit par voie référendaire,  soit à la suite de la dissolution de l’Assemblée Nationale mais de toute façon le pouvoir aurait été légitimé ou pas, sans attendre les échéances électorales. Rien de tout ça ne se déroule en ce moment: Le président s’accroche au pouvoir contre vents et marées avec des soutiens qui chaque jour diminuent un peu plus mais en se disant surement dans son for intérieur  » ils ont voté pour moi, ils m’auront jusqu’au bout! ». Encore une fois les français assistent éberlués à l’obsolescence de la souveraineté populaire grâce au tripatouillage d’une constitution qui n’était faite que pour les hommes d’honneur.

Concernant le fonds de cette sombre histoire, l’impression de non-dit de la part d’Arnaud Montebourg domine. Vouloir faire un bras roulé à Angela Merkell en lui imposant une politique économique de l’endettement à outrance ou de la planche à billet semble complètement illusoire. Son gouvernement n’y a aucun intérêt compte tenu du contexte démographique et  n’a aucune intention de tolérer une immigration débridée à la française entraînant l’accroissement forcené de la population avec en corollaire la baisse régulière du PIB par habitant.  Une croissance très légèrement positive lui suffit à assurer le plein emploi et un niveau de vie élevé à ses ressortissants.

Arnaud Montebourg travaille-il alors pour la dissolution de la zone euro? En effet soit la France se soumet aux volontés de la Bundesbank, ce qu’elle essaye de faire quitte à nuire à ses intérêts économiques, soit elle se démet et retrouve la maîtrise de sa politique monétaire (ou force l’Allemagne à sortir de l’euro). De toute façon l’issue certaine de la proposition de l’ex ministre de l’économie est l’explosion de l’Union Européenne car il n’y a pour la France dans le contexte actuel aucune issue dans un endettement s’accroissant alors qu’il est déjà trop élevé sans des changements profonds.

A l’évidence un référendum sur l’euro relancerait la dynamique démocratique qui s’essouffle (le verbe est un euphémisme!) parallèlement aux transferts de compétences qui s’accroissent vers la Commission Européenne et la BCE

Des gens comme François Hollande qui ont renié le résultat du référendum populaire sur la constitution européenne ne sont certainement pas des démocrates. Quoiqu’il arrive au pays,  il continuera à gouverner, ou du moins faire comme si, car la place est bonne, son ego démesuré et sa satisfaction d’être là sans égale. La Ve République, dont l’esprit est perverti, est en train dans les mains d’un socialiste,  d’aboutir à une tyrannie douce.

Frédéric Le Quer


 

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