Mondialisme vs souverainisme

Par Mercredi 9 décembre 2015 Permalink 5

La constitution de la cinquième république est actuellement critiquée. Elle ne s’adapterait plus au tri partisme que les observateurs voient s’imposer suite aux résultats des élections régionales. Mais si il existe encore trois grands partis, seulement deux propositions  apparaissent pour les français qui ont à choisir entre mondialisme et souverainisme.

Le camp mondialiste se divise encore en deux pour des questions d’ego, de testostérone, d’inimitiés personnels. Des hommes, sortis du même moule, ont orienté en fonction de leurs rencontres et de leurs goûts, vers 25, 30 ans, leur voie politique. Si, dès les années 80, les différences droite gauche s’estompaient déjà, le poids de l’histoire continuait à laisser croire en un vrai choix. Les partis s’affrontaient encore avec une relative sincérité. La décision d’aller vers tel ou tel pour des jeunes gens voulant faire une carrière n’était pas totalement anodine bien qu’elle fut peu risquée, le système de l’alternance promettant à tous d’arriver un jour au pouvoir. Les crises économiques à répétition, les institutions européennes, la mondialisation ont gommé au fil du temps les contradictions entre la droite et la gauche et les élections devinrent l’occasion d’un changement de tête sans changement d’idées. Le clivage est un jeu et n’a de sens que pour les dirigeants des partis PS et LR sans avoir la moindre répercussion sur la vie des français. Cette binarité est morte bien que leur rivalité continue.

Mais la nature a horreur du vide comme on dit, et avec de plus en plus de force apparaît une véritable alternative avec un courant depuis longtemps en gestation bien qu’étouffé par l’ancien système obsolète mais résistant. Les souverainistes représentent un mouvement qui se différencie catégoriquement. Il fait entrer à nouveau dans la vie politique un clivage binaire mondialisme contre souverainisme. Il propose de protéger différemment ce qui est français et ce qui ne l’est pas. Il refuse de détruire une histoire millénaire sur l’autel des échanges commerciaux qui dicteraient les règles en matière financière et démographique. Il rejette au bout du compte l’idée de voir l’avenir de la France dicté par d’autres pays, comme l’Allemagne dans le cadre de l’Union Européenne ou comme les Etats Unis dans le cadre de la mondialisation. A noter d’ailleurs que ces pays veulent, eux, conserver à tout prix leur souveraineté. Le mondialisme proposé par  le PS ou le LR n’est qu’une soumission aux lois voulues par d’autres.

Le système reste donc bien binaire. La discussion sur la constitution est une embrouille servant à éloigner l’électeur de l’essentiel. A l’intérieur de chaque camp des nuances existent évidemment mais la nouvelle alternance est entre une perte d’identité naïve et la volonté de voir exister une France forte et indépendante.

Frédéric Le Quer