Mixité sociale à l’école

Par Samedi 24 janvier 2015 Permalink 18

Si la mixité sociale à l’école n’avait jusqu’au début des années 70, non seulement posé aucune difficulté mais au contraire favorisé l’ascension par le mérite des élèves les plus intelligents et les plus travailleurs, elle devient dorénavant la garante d’un échec scolaire généralisé, nivelant les connaissances et conduisant dans la vie active toute une génération de jeunes incultes, inadaptés et incapables de sortir d’un milieu familiale tendant à les ramener à ce qu’ils sont et non pas à ce qu’ils pourraient devenir.

Les cours dispensés dans le privé ou dans les lycées des beaux quartiers des centres villes n’ont strictement plus rien à voir avec ceux délivrés en banlieue. Quand les grands auteurs français du XVIIe ou du XVIIIe siècle continuent d’être au programme dès le collège, simplement les effleurer devient inconcevable dans les banlieues où la diversité est soi-disant une richesse. Les images de salles de classe diffusées par les médias, depuis la fameuse minute de silence souhaitée par le gouvernement après les attentats terroristes, montrent à quel point les professeurs ne sont plus les dispensateurs d’une culture livresque mais d’aimables (le plus possible aimable!) animateurs de forums de discussion où le borborygme remplace la phrase et l’interjection outrageante, la pensée.

La mixité sociale n’est pas une chance mais un danger, un de plus, pour les classes moyennes qui le comprennent très bien. Quand une culture familiale ressemblante entre chaque élève autorisait le mélange des niveaux sociaux sans pénalité pour les meilleurs, il devient évident que sous le prétexte de vouloir intégrer des enfants aux origines ethniques diverses et variées, le maintien de l’homogénéité d’une classe est impossible pour l’enseignant n’ayant d’autres choix pour éviter au maximum les conflits que de sacrifier ses cours au plus petit dénominateur commun, dénominateur tendant vers le zéro.

Tout le monde le sait. Les écoles privées de banlieue sont prises d’assaut par des parents ambitieux pour leur progéniture et les enfants des présidents, ministres, journalistes sont tous dans les grands lycées parisiens. Mais le discours politiquement correct continue de louer la diversité d’origine, de croyance, de culture au mépris de la réalité. La mixité sociale à l’école sclérose l’ascension sociale et représente l’ultime conservatisme garant de la perpétuation du népotisme.

Frédéric Le Quer

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