Miniature très prisée

Par Jeudi 1 décembre 2016 Permalink 1

Une miniature sur vélin fit hier à Drouot la sensation.

Au XVIe siècle, la miniature, travail à la gouache sur vélin (éthimologie veau) ou sur parchemin, inspirée de l’enluminure devient un art à part entière. Son apparition est assez précisément datée de 1515-1518 avec des petits portraits de François 1er et de Jules César attribués à Jean Clouet, peintre originaire de Bruges ou Gand. A l’origine la Gazette Drouot dans un article d’Anne Foster de novembre 2014 précise que « les miniatures étaient enchâssées dans des boîtiers tournés en ivoire et recouverts d’un cristal de roche. Elles étaient considérées comme des objets précieux et furent souvent l’apanage des rois. »

Notre miniature en une ne date que du XVIIIe siècle. Le catalogue de vente de la maison Binoche et Giquello qui proposait une estimation de 2 à 3 mille euros est très détaillé concernant l’objet sans pour autant proposer d’attribution. Ecole française vers 1745. Portrait de Stanislas Leszczynski en pèlerin de l’amour guidé par un jeune enfant dans le parc du château de Commercy. Il élève dans sa capitale Lunéville une grandiose église de style baroque dévouée à St Jacques parce qu’ayant fui la Pologne ravagée par la guerre, il ne réussit à surmonter les péripéties de son voyage qu’en se mêlant à un groupe de pèlerins se dirigeant vers St Jacques de Compostelle. On remarque son bâton de pèlerin dans la composition. Le Château de Commercy est un lieu à l’étiquette « infiniment moins lourde qu’à Lunéville » dévolu à l’amour et au libertinage.

Notre charmante miniature vit trois téléphones se battre avec acharnement pour elle et fut attribuée au meilleur enchérisseur pour la somme remarquable compte tenu des dimensions 5,8 x 7,3 cm de 31 750 € frais compris.

Frédéric Le Quer