Michel Onfray et le plafond de verre

Par Lundi 3 octobre 2016 Permalink 4

Michel Onfray reconnait à Marine Le Pen le fait de n’être ni antisémite, ni ultralibérale. Ce virage à 180° de la part de la candidate par rapport aux opinions de Jean-Marie Le Pen entraîne de la part du philosophe une position abstentionniste pour le second tour de la présidentielle.

Cette attitude est confortable. Evidemment plus personne ne respecte les caciques de l’UMPS dont le comportement une fois au pouvoir est le même. Leur mondialisme implique un ultralibéralisme qui jette des pans entiers de notre économie comme le secteur agricole ou le secteur manufacturier en plein marasme. Leur mondialisme implique l’immigration outrancière que la France subie avec le sacrifice de sa culture à travers la décrépitude d’un milieu éducatif aux prises avec des élèves de plus en plus inadaptés. Les bien-pensants disent qu’ils savent autre chose, les réalistes constatent qu’ils rejoindront les rangs des bataillons de lobotomisés par la télé et la religion. Donc la mondialisation nuit aux intérêts de la France et des français en rabaissant le pays et sa population.

Mais alors si Sarkozy, Hollande, Juppé, Bayrou, Mélenchon sont fondamentalement incompétents, si aucun d’eux ne peut redresser la situation, pourquoi ne pas tenter la seule qui n’ait pas jusque là traîné ses guêtres dans la allées du pouvoir? Quand on entend Michel Onfray, on se dit que lui-même n’est pas très à l’aise avec l’abstention qu’il prône. Tout le porte à un souverainisme qu’il camoufle derrière son idée girondine d’une France des régions. Des régions comme pour mieux se barricader, comme pour mieux résister au déferlement de populations que la France est incapable de digérer sans perdre son âme…

Mais si Michel Onfray proclamait ne serait-ce que son envie de voter pour Marine Le Pen, il serait évidemment totalement banni de son milieu universitaire, de France Culture et des autres médias. Le plafond de verre pour Marine Le Pen est formé de ces leaders d’opinion qui attirent indiscutablement une population exaspérée mais qui la laisse suspendue dans les airs, eux-mêmes incapables de franchir ce marqueur social qu’est le vote frontiste.

Frédéric Le Quer