Méprise sur le refus des quotas de migrants

Par Dimanche 17 mai 2015 Permalink 8

Les quotas de migrants vont vite devenir un cercle vicieux pour le gouvernement. François Hollande pense profondément qu’il faut accueillir en France toute personne aspirant à l’être. Il voit cette demande comme un égard fait à la France, comme une fierté pour le pays que tant de monde veuille y entrer. Si l’idée de quotas de migrants le gêne, c’est plus à cause du refus inhérent que pourrait subir un demandeur d’asile qui viendrait après des taux de quotas dépassés, plutôt que le fait de voir la France submergée par l’Afrique subsaharienne.

Manuel Valls les refuse, mais en même temps noie le poisson en demandant des gardes frontières. Veut-il installer des guitounes flottantes au milieu de la méditerranée? Personne ne sait au juste, ni lui probablement, l’important étant qu’il occupe le terrain médiatique. Alors il parle des syriens ou des irakiens que, d’après les chiffres officiels, on a reçu à hauteur de moins de 10 000 en 3 ans. Autant dire rien parce que ce n’est évidemment pas le problème. La dramatique question pour la France vient du continent africain et passe principalement par la Libye.

Dans des pays misérables, sous évolués que l’on n’appelle plus tiers monde uniquement pour ne pas choquer, où les enfants ne sont pas instruits, où les femmes ont en moyenne chacune 7 à 8 bébés, où les foyers subviennent à peine à leurs besoins vitaux, les jeunes partent et viennent surtout en France à cause de la langue et des aides sociales. Contrôler leur taux de natalité n’est pas une honte et les chinois le savent bien. Fournir des aides directement aux habitants sur place sans passer par des états défaillants aux élites corrompues est une nécessité pour maintenir ces gens chez eux. Les instruire réellement aussi. Fabriquer enfin une classe moyenne nombreuse intelligente et consommatrice est l’unique moyen de sauver ce continent, Afrique du nord y compris.

Mais ces solutions pour nous protéger ressemblent furieusement à ce qu’on vilipende constamment maintenant, une colonisation éclairée après 60 ans d’un désastre social économique et culturel.

Frédéric Le Quer