Mélenchon

Par Lundi 20 mars 2017 Permalink 5

« Dégagez! ». La France étouffe de partout. Comment ne pas relier le « dégagez! » de Mélenchon au « on est chez nous » des militants Front National. Ce sont les mêmes gens qui s’expriment ainsi sans nuance, péremptoire, à bout.

Rien ne s’arrange, les statistiques sont fausses, le maintien artificiel d’une situation économique et politique stable durera jusqu’aux élections allemandes pour illusionner les votants. On propose d’ailleurs outre Rhin un changement complètement bidon entre Merkel et Schultz! En France après les législatives, il y aura trois ans sans élection. Pour les kleptocrates, la terre promise n’est qu’à quelques encablures, quelques semaines à tenir pour pouvoir faire ce qu’on veut, rendre irréversible une société dont le peuple ne veut pas.

Les migrants ont manifesté ce week-end end à Athènes pour « leurs droits ». Personne n’a tenter de paraphraser la fameuse phrase de Kennedy « ne vous demandez pas ce que l’Europe peut faire pour vous mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour l’Europe ». Impossible de leur répondre cela. Il faut qu’ils entrent à tout prix. C’est le choix des élites contre les citoyens européens.

Mélenchon est immigrationniste de manière inconséquente. Son « dégagez! » ne mène nulle part sinon à la société que veulent ses ennemis politiques. Dégagez Hollande, Fillon, Macron? Et alors? Il nationalisera? On a déjà donné en 1981 et vu comme ça finissait. Il faut refaire de la France un peuple mais il ne le veut pas. Sous ses airs bravaches, c’est un timide, un loyaliste. On ne change pas le monde avec ce genre de gens, jamais. Qu’il emmène ses partisans prendre d’assaut l’Elysée, ça aurait de la gueule et personne ne broncherait, tout le monde voudrait voir. La France en est à ce point: trop de français n’ont rien à perdre. Mais là, c’est du vent, une tempête dans un verre d’eau.

Si Mélenchon n’est pas putschiste, il ne sert à rien. Juste un défouloir comme le vote pour Jean Marie Le Pen dans le temps. Pratique pour renforcer les positions de ceux qui mènent le pays depuis quarante ans.

Frédéric Le Quer