Maxime Maufra (1861-1918)

Par Samedi 8 juillet 2017 Permalink 1

La chère Bretagne de Maxime Maufra a offert au peintre des atours qu’il a magnifiés avec la facture impressionniste qui plait tant aux collectionneurs. S’il ne s’engage dans une carrière artistique qu’à l’age de 30 ans, c’est pour complaire à son père qui préfère le savoir dans le commerce. Depuis longtemps cependant, il était attiré par les arts plastiques grâce par exemple à sa découverte de Turner à 20 ans à l’occasion d’un voyage en Grande Bretagne qui le conduit à se sensibiliser au travail de la lumière. L’impressionnisme de ses confrères sonne alors comme une évidence quand il sort ses pinceaux alors que le synthétisme de l’école de Pont Aven l’influence dans son oeuvre graphique, ses gravures et ses lithographies. De la fin du XIXe siècle jusqu’à sa mort, Maxime Maufra se consacrera entièrement à son art avec une réussite certaine. Il s’installe le premier au bateau lavoir à Montmartre. Durand Ruel devient son marchand attitré. En une, Calme d’été, baie de Douarnenez, huile sur toile signée, datée 99, titrée, 60 x 73 cm, fut achetée directement auprès du peintre par le galeriste comme en témoigne les étiquettes au dos. Il vient de faire chez SGL enchères à St Germain en Laye, le 21 mai 2017 103 870 €.

Maxime Maufra sera nommé peintre de la marine en 1916, peu avant de mourir d’une crise cardiaque.

Signalons deux autres ventes intervenues cette année qui dénotent l’engouement actuel pour le peintre! Un an avant sa mort, comme une réminiscence de son passé et de sa découverte de Turner, il peint cette Mer sous le soleil, Quiberon (Morbihan), ci-dessous, 46 x 55 cm, qui moutonne chez Aguttes à Drouot le 12 juin 2017 pour 25 500 €SAM_3998

En quittant la Bretagne signalons la vibrante huile sur toile ci dessous, présentéeSAM_4000 le 20 mars 2017, à Lyon, par De Baecque & associés svv, 54,5 x 65,5 cm, intitulée Au soleil, Moulin matin, Petit-Andely (Eure) qui fut adjugée 37 500 €.

Frédéric Le Quer