Mathieu Verdilhan (1875-1928)

Par Dimanche 5 février 2017 Permalink 1

Quand Louis Mathieu Verdilhan changea sa manière de peindre avant la première guerre mondiale en passant de l’impressionnisme à cet expressionnisme soft qui fait aujourd’hui son succès dans les salles des ventes, beaucoup de ses soutiens furent déconcertés. Le coloriste s’applique alors à cerner d’un trait noir épais les figures simplifiées, presque naïves, composant ses toiles.

Mais cet enfant d’ouvriers marseillais qui quitta le foyer familiale à douze ans, pour suivre la voie dont il rêvait, ne manqua jamais du courage intellectuel nécessaire pour rendre certaines œuvres intemporelles. Commençant comme peintre en bâtiment, son talent artistique put éclore à Paris. De retour chez lui un an plus tard, il a son atelier, son mécène, ses admirateurs. Après 1905, il s’essaie au fauvisme qu’il abandonne pour le style qu’on lui connait principalement aujourd’hui encore. A l’époque le public ne le suit pas bien qu’il puisse s’enorgueillir de la protection d’illustres créateurs comme Antoine Bourdelle. Il portera cet univers particulier, malgré ses difficultés financières jusqu’à sa mort à 53 ans.

Aujourd’hui les tableaux de Louis Mathieu Verdilhan valent chers. Le paysage en une, huile sur toile 64 x 69 cm vendu à Marseille le 13 octobre 2013 chez Prado Falque enchères svv fit 34100 €. La scène de bistrot pagnolesque, huile sur toile 125 x 147 cm, réalisa chez le même commissaire priseur le 21 juin 2015 60 760 €.SAM_2985

A Marseille toujours, chez Leclere svv, la vue de l’Etrasque et du port ci-dessous 60 x 73 cm fut adjugée le 29 mars 2014 38 000 €.SAM_2986

Finissons les exemples avec la charmante peinture au sujet typiquement provençal (49,5 x 72 cm) ci dessous qui fit à l’Hotel des ventes de Toulon svv 11040 € le 28 juin 2014. On constatera que cette même toile repassait déjà la semaine dernière en vente à Arles et ne fit cette fois que 9796 €.SAM_2984

Frédéric Le Quer