Marseille et le politiquement correct

Par Lundi 4 avril 2016 Permalink 4

Le politiquement correct est avant tout un mensonge. Il est véhiculé par les médias et la classe politique. La réalité y est niée ou travestie. L’actualité se charge obstinément de dévoiler ses assertions dans le temps mais parfois ces deux moments se télescopent.

Samedi soir le journal de 20h sur TF1, grand moment, s’il en est, de politiquement correct, annonçait comme un scoop une information de 2013 qui plaçait, d’après le New York Times, Marseille comme la deuxième ville dans le monde à découvrir après Rio de Janeiro. Un panégyrique de la ville suivait, reportage à l’appui, nous vantant évidemment son multiculturalisme qui plaisait tant au journal américain et à la chaine de télévision. Non seulement tout était bidonné du début à la fin puisque ce classement datait d’il y a trois ans, mais un fait divers se chargea de venir démentir dans la nuit, l’identité heureuse comme dirait l’autre, régnant dans la cité phocéenne.

Trois personnes abattues par balles, dix depuis le début de l’année! Les quartiers nord continuent sans faiblir de se distinguer et la criminalité heureuse n’est guère propice au tourisme de masse. Mais les « journalistes » de TF1 cherchaient la veille à contrecarrer des déclarations qui ces derniers temps n’ont pas du tout été favorables au modèle français d’intégration! L’immigration doit toujours représenter une chance pour la France et tant pis pour la réalité du terrain. C’est ça le politiquement correct.

« Nous ne voulons pas que la Hongrie et la Pologne deviennent la Marseille de l’Europe » ou « la Hongrie serait comme un grand camp de réfugiés, une sorte de Marseille d’Europe centrale  » sont le genre de phrases qui font florès sur le continent. Voir cette ville plusieurs fois millénaires ravalée au rang d’épouvantail est une honte pour la France. Mais c’est tout le pays qui est maintenant stigmatisé. Le Calais de l’Europe, le St Denis belge sont des formules prononcées partout pour effrayer les populations. Comment ne pas avouer que c’est à juste titre, que ces zones de non droit actent un état failli?

Le politiquement correct lutte pour cacher la vérité. Il invente une vie aux français qui n’est pas la leur en espérant que les gens finissent par y croire! La duperie marche depuis trente ans. Mais actuellement, non seulement les actes terroristes, mais simplement l’insécurité vécue, pas ressentie comme dirait le politiquement correct, vécue au jour le jour mettent à mal des allégations de plus en plus éloignées du réel. Le voile de l’imposture est enfin en voie de se lever.

Frédéric Le Quer