Manuel Valls, démission!

Par Jeudi 9 juin 2016 Permalink 1

D’après un dernier sondage (baromètre Yougov) 86% des gens ne pensent rien de bon du premier ministre. Manuel Valls a échoué à sécuriser la France. Manuel Valls a échoué à redresser économiquement la France. Manuel Valls a échoué à apaiser les tensions sociales. Manuel Valls a échoué à ramener la paix entre les communautés. Manuel Valls a échoué à faire entendre la voix de la France dans l’Union Européenne. Manuel Valls a échoué sur absolument tous les sujets.

Ce bilan désastreux est aussi celui du président de la république François Hollande; mais chaque chose en son temps, au fusible de sauter d’abord, i. e. le premier ministre. Ce dernier défini par ses amis comme intransigeant, s’arc boute sur ce qui reste de la loi travail pour ne pas les faire mentir. Il a cédé sur toutes les revendications catégorielles et distribue les milliards à qui mieux mieux pour les années à venir. Après moi le déluge, politique de la terre brûlée, son irresponsabilité en tant qu’homme d’état se révèle au grand jour. Ses coups de menton ne font peur à personne et les syndicats piétinent son autorité. Leur euro de foot part en capilotade et toutes les chancelleries européennes mettent en garde leurs concitoyens contre un éventuel voyage en France. Peut-il y avoir un bilan pire que le sien entre les morts dans les attentats, les chômeurs toujours plus nombreux, les déficits publics ne cessant de croître, les français toujours plus pessimistes? On cherche en vain un point positif dans son action.

Les journalistes, jusque là ses meilleurs supporters, ne sont plus très loin de le lâcher. Les grands patrons des rédactions commencent à s’effrayer de l’état d’exaspération du pays. Même s’ils y sont favorables, ils ne veulent pas de la loi travail à n’importe quel prix et les dégâts qu’elle est en train de faire seront bien difficiles à surmonter. Ce gouvernement est mort. Le Drian écrit des bouquins, Royal joue la grande muette, Macron s’est déjà désolidarisé de ses collègues. Ce sauve-qui-peut des politiciens n’échappent pas aux médias dont l’heure est venue de tourner casaque. Le patron de l’Express parle de finir le quinquennat avec un nouveau premier ministre. Les attaques contre les syndicats jamais vues par le passé se meuvent devant leur victoire proche en reproches contre le premier ministre. Comme tous les nouveaux convertis attendons-nous à ce que les médias ne montrent particulièrement acrimonieux envers le gouvernement.

La crise politique est toute proche. Cette révolution de palais présage peut-être de quelque chose de plus dure si très vite les citoyens ne retournent pas aux urnes pour flanquer dehors la clique qui s’en met plein les poches sur son dos.

Frédéric Le Quer