Manifestation syndicale interdite par la gauche!

Par Mercredi 22 juin 2016 Permalink 3

La quasi unanimité syndicale contre la loi travail et la majorité des français désavouant la réforme devraient faire reculer le gouvernement. Au lieu de cela comme le font par accoup les lâches ou les inconsistants, il se bute, s’arc boute sur son texte uniquement soutenu par la CFDT et la CFTC, interdit maintenant la manifestation de demain. Un réel danger de troubles graves doit justifier ce geste indéniablement antidémocratique. L’état serait-il si démuni qu’il ne disposerait d’aucun moyen efficace pour maintenir l’ordre public?

Décidément ces dirigeants sont faibles, très faibles. Malgré les médias qui cherchent à faire croire à un essoufflement du mouvement, celui-ci ne révèle pas le moindre signe d’épuisement. Bien au contraire, l’impression qu’il prospère sur le dos d’un président sans légitimité et d’un premier ministre psycho rigide est prégnante. Les syndicats patronaux, les syndicats de cadres, les syndicats ouvriers rejettent ce projet de loi. Ce n’ai pas rien. Comment peut-on oser dire après que le pouvoir ait perdu toutes les élections intervenues depuis 2013 qu’il peut à un an des présidentielles s’asseoir sur l’opinion publique, la narguer, la bafouer et en faire à sa tête sous les ordres de Bruxelles?

A droite, le pauvre Juppé tente de prendre sa revanche vingt ans après contre les syndicats grâce aux socialistes interposés. Fillon cherche un curieux compromis à cause du football comme s’il était de son rôle de chercher une solution entre les syndicats et le gouvernement! Jean François Copé ramène l’honneur de la France au niveau du bon déroulement d’une compétition sportive! Donc, tous sont à coté de la plaque et n’assument pas leur rôle d’opposants. Heureusement Sarkozy comprend l’état de déliquescence du pays et rétablit l’équilibre en se faisant le gardien du droit de manifester qui peut évidemment servir de soupape au mécontentement. Lors de son quinquennat, la liberté d’opinion fut toujours assurée.

Le préfet de police a interdit la manifestation. Un recours contre l’arrêté d’interdiction est possible devant le Tribunal Administratif qui contrôle la légalité de la mesure. Pour le moment Mailly de FO et Martinez de la CGT demandent à être reçus par le ministre de l’intérieur immédiatement. Le gouvernement socialiste en brocardant les libertés syndicales a mis le doigt dans un engrenage dangereux.

Frédéric Le Quer