Man Ray (1890-1976)

Par Dimanche 13 août 2017 Permalink 1

En plein cœur du Paris de l’après première guerre mondiale, Man Ray débarque d’Amérique et est immédiatement adopté par les dadaïstes et plus tard le groupe surréaliste. Ses amis s’appellent Duchamp, Picabia, Derain, Utrillo, Breton, Tzara, Aragon, Eluard… L’artiste éclectique passe de la peinture à la photographie, fait des collages avec du bois, des journaux, avec même un jour un fer à repasser (l’oeuvre aurait été dérobée par le poète Philippe Soupault!), tente ce qu’il nomme des rayographies en posant des objets sur du papier sensible aux rayons lumineux et en allumant la lumière à l’improviste au bout de quelques secondes. Son studio de photographie voit passer toute la jet set: « C’était comme une gare! » dixit Man Ray. Ce public chicissime paye très cher les portraits qu’il tire de lui.

Man Ray est actuellement très présent en salle des ventes, sans doute parce qu’il y est particulièrement bien prisé. L’album in-4°(en une), intitulé « Champs délicieux », de douze rayographies, exemplaire 40/40 de 1922 avec signature et envoi autographe trouve le 24 juin dernier preneur à Montluçon chez Sylvie Dagot ovv pour 144 000 € frais compris.

Une édition turinoise de 1972 de « Revolving Doors », un in-folio en feuilles illustré de dix pochoirs en couleur (reproduction d’un des pochoirs ci-dessous) tiré à 105 exemplaires fit chez Gros et Delettrez le 7 juin 2017 22 016 €.IMG_0041

Terminons par le tirage argentique posthume réalisé par Pierre Gassmann, ci-dessous, de Kiki de Montparnasse, un temps la compagne du photographe, Noire et blanche, mai 1926, 28,7 x 22,9 cm qui fut vendu à Drouot chez Joron-Derem le 30 juin 2017 sur la base d’une estimation entre 3000 et 5000 €. Le résultat n’a pas été dévoilé par la maison de vente.SAM_4167

Frédéric Le Quer