Le mal du pays

Par Mercredi 6 août 2014 Permalink 27

La nostalgie est le sentiment le moins accepté. L’horrible réactionnaire se devine dans ce spleen. Et pourtant le mal du pays, cette douleur à la fois intime et partagée venant d’une contrée perdue, est ressenti de plus en plus par les français.

L’accentuation de la crise européenne s’approchant chaque jour davantage du cycle funeste récession-déflation, entraîne une remise en cause des décisions économiques. La France va mal aussi car plus personne ne sait vraiment ce qu’elle représente; de nouveaux choix de société s’imposent. La religion venue du monde arabe, remet en cause le couple athéisme-christianisme qui fonde les rapports sociaux depuis trois siècles. Le partage de la richesse nationale avec les personnes issues de l’immigration devient de plus en plus spoliant pour les résidents. La misère du monde pèse lourd financièrement, l’hégémonie musulmane socialement. L’alternative à la généreuse politique d’accueil est une question brûlante.

Le penchant pour l’immobilisme de notre président le pousse à ne rien changer. Mais les classes moyennes se lassent de payer cette mutation sociologique voulue par le pouvoir sans leur accord et même contre elles. Poursuivre dans le sens de la pensée assénée depuis quarante ans en France classant l’antiracisme comme l’incontournable paradigme afin de condamner la pensée raciale contre toute évidence et faire de l’immigration débridée l’outil de ce dogme permet les beaux discours généreux, grandiloquents, vides du sens de l’état et des responsabilités. Parfait pour notre classe politique! Mais nier le coût financier d’un tel programme en nous parlant de façon qui fait de plus en plus rire de « chance pour la France », voir ces nouveaux venus mettre la main sur la richesse que constitue notre système social au péril de celui-ci, en faire porter le poids toujours sur les mêmes créent un sentiment d’injustice d’autant plus grand que le refus de s’intégrer à une nouvelle culture de la part des immigrés laisse une impression de malaise; quand des individus entrent en masse dans un pays en occupant un lieu en grand nombre cela s’appelle une invasion!

L’assimilation cherchait à estomper les différences et réussissait à les supprimer quasiment dès la deuxième génération. En rendant maintenant impossible le droit naturel du peuple d’imposer son mode de vie aux immigrés celui-ci se retrouve privé du beau sentiment d’orgueil national (ce n’est pas un gros mot!) soudant une société. Sa culture loin de demeurer un objet de fierté se désagrège, avec l’aide du système éducatif, dans un désordre où plus personne ne se reconnaît. Les us et coutumes se perdent dans une France terre d’accueil, terre comme si la France ne pouvait qu’être ramenée à un terrain, une espèce de champ, sans tradition, sans histoire!

In fine cette cruauté des élites produit des comportements qui contredisent leur idéologie mondialiste de fraternité unverselle sous tendue par une certaine haine de la France. L’insécurité des personnes accompagnée d’une économie mafieuse, la juxtaposition des cultures, l’indifference et le rejet des unes vis a vis des autres sont les résultats de la politique d’immigration menée. Qu’à cela ne tienne! La mauvaise foi des idéologues fait merveille! Les faits ont tort! Les statistiques sont interdites, le mal être de la société est nié ou la faute rejetée sur le citoyen traité de petit français déclassé. On tente ainsi de fabriquer une idée de la France qui ne correspond à rien de réel. La dépression d’un peuple constamment et sciemment caricaturé s’en suit quelques soient les incantations médiatiques.

La nostalgie est inévitable et l’impression de regret du pays d’antan devient presque rassurante. Le malaise entretenu par une république sans vertu amène la France à ce climat délétère et pousse sa population à entrevoir l’espoir à la recherche du temps perdu.

Frédéric Le Quer