Macron, l’UE, le chômage

Par Mercredi 27 septembre 2017 Permalink 1

Emmanuel Macron a décidé que les chiffres sur le chômage ne seraient plus commentés. Emmanuel Macron a décidé de multiplier les interventions concernant le devenir à ses yeux de l’Union Européenne. Ces deux phrases sont en parallèle parce que là où le peuple français peut à juste raison réclamer des résultats et des commentaires, Macron se tait et parce que là par contre, où il apparaît de plus en plus clairement que Macron devra se contenter de vœux pieux, il ne cesse de les exprimer.

Les créations d’emploi dans le secteur privé sont au plus bas depuis dix ans. Pour les demandeurs d’emploi en catégorie A, B et C les chiffres explosent en août. Les ordonnances devant réformer le code du travail n’ont à l’évidence aucun effet psychologique d’entrainement, de confiance, sur les employeurs. En auront-elles une fois promulguées? C’est bien mal parti! Un jour prochain, les chiffres de l’INSEE ne seront même plus publiés. Un jour prochain leurs chiffres ne seront même plus calculés. On aura réglé le chômage une bonne fois pour toute quand le réel ne sera plus connu. On y vient.

L’Union Européenne effraie tous les européens pour de multiples raisons. Les allemands qui paient, sont ceux qui commandent. Le parti FDP obligatoirement dans la future coalition gouvernementale de Merkel, tient les propositions europhiles du président français comme nulles et non avenues. Même la chancelière au vu de ses dires de plus en plus sibyllins ne fait preuve d’aucun enthousiasme concernant le volontarisme de notre président. « Un ministre des finances européen… Pourquoi pas? Parlons en! » Ce « parlons-en » résonne comme la création d’une commission parlementaire chez nous!!! Il reste à Macron le soutien de Junker: c’est bien le moins! Bref, Macron s’exprime des heures pour débiter des chimères et se fait applaudir par des auditeurs triés sur le volet, certains peut-être même intermittents du spectacle ayant trouvé un job pour l’après-midi!

C’est vraiment le grand cirque à la tête de l’état français. Les médias renonçant à tout esprit de contradiction, s’extasient. L’unanimisme des élites étouffent les français, les jettent dans un état de désagréable langueur. Mais la réalité concrète de la situation va revenir. Dans l’histoire, elle est toujours revenue.

Frédéric Le Quer