La lutte contre l’antisémitisme

Par Mardi 24 février 2015 Permalink 25

La lutte contre l’antisémitisme présente dorénavant en France de nombreux points commun avec celle contre le chômage dont l’échec est sanctionné actuellement par six cents demandeurs d’emploi de plus chaque jour. De grandes imprécations, la main sur le cœur, promettent un avenir meilleur grâce à la prise en charge politique du problème. Quelques mois plus tard, chacun comprend que rien n’est réglé. Quelques années plus tard chacun constate l’accroissement du problème… Et le ministre s’engage à faire mieux la prochaine fois.

L’échec systématique vient d’un diagnostic que tout le monde sait erroné mais dont le gros avantage est d’être politiquement correct. De fausses solutions sont alors imaginées pour ne pas avoir à prendre celles qui dérangent. Quand Roger Cukierman met les pieds dans le plat en déclarant tout haut, avec d’immenses précautions oratoires, à savoir que les violences antisémites sont le fait de jeunes musulmans, il prend juste acte du vécu quotidien, dans les banlieues d’immigration, appelées populaires par les élites pour ne pas les stigmatiser, de juifs de plus en en plus agressés et donc de plus en plus proches d’un nouveau départ, après, pour les pieds noirs, puisque c’est d’eux dont il s’agit, une soixantaine d’années sur le sol français. Il faut le dire tout net: Chassés du Maghreb il y a quelques décennies, ils sont en ce moment entrain d’être poussés en dehors de notre territoire par des musulmans antisémites, bras armés d’un islam hégémonique.

La hausse de l’antisémitisme présente aussi des caractéristiques inquiétantes qui influent sur la politique étrangère de la France, donc sur son indépendance. Le parallèle de la vente des avions de combat français avec celle faite par les américains est à lui seul bien révélateur de la situation. Les américains diplomatiquement embarrassés par le fait de vendre aux égyptiens dont le régime est mal contrôlable, ont laissé faire les français, pour eux mêmes vendre aux israéliens. Les opinions publiques de chaque pays y ont trouvé leur compte puisque, en tout cas en France, il devient guère envisageable de vendre de l’armement lourd à Israël. Les manifestations de rue, comme au moment de la guerre à Gaza, auraient une nouvelle fois perturbé la paix civil de plus en plus précaire sur notre sol!

Le conflit au moyen-orient, du fait de l’importante communauté musulmane, s’est exporté chez  nous. Les attentats, tout dramatiques qu’ils sont, restent l’arbre qui cache la foret. Les juifs ont en France un problème de liberté de circulation et ce problème ne vient ni du système administratif, ni des bretons, ni des auvergnats, ni des normands, ni des basques, ni des corses, etc… Ce problème est inhérent au flux migratoire accepté et de moins en moins tolérable pour la sécurité de tous les citoyens.

Frédéric Le Quer