L’ultradroite fait des siennes

Par Mercredi 18 octobre 2017 Permalink 3

Ça y est! Ils l’ont dégotée la terrible cellule d’extrême droite menaçant les honnêtes gens. Non, pas d’extrême droite… D’ultradroite! C’est le nouveau mot… Le pied nickelé qui la dirige, au visage déformé par la haine (un léger tic au visage, apprend-on!), loup solitaire, célibataire (d’accord il n’a que 21 ans mais c’est louche quand même!) s’apprêtait à… Bon, on ne sait pas bien au juste ce qu’il s’apprêtait à faire avec sa mère et ses potes… Mais c’était néanmoins terrible… Les puces de Marseille, un restau indien (Indien… Tiens! Bizarre…), Mélenchon, Castaner… Tout était possible. L’évantail est large. La démocratie est menacée. Rappelez-vous, il y a 15 ans, le type d’extrême droite, (on ne disait pas encore ultra droite pour mieux effrayer) qui avait voulu tuer Jacques Chirac sur les Champs! Rendez vous compte! C’était encore pire cette fois… Toute l’équipe, la bave au lèvre, l’arme au corps (ils n’avaient qu’une arme mais comptaient la faire passer de mains en mains, les cochons!) s’apprêtait à mettre le pays à feu et à sang. Nous ne remercierons jamais assez notre glorieuse administration qui encore une fois a su s’en prendre à ceux qui rappelaient les heures les plus noirs de l’histoire de France (le point Godwin, il était temps!). Merci la police! Merci surtout à ses chefs qui après avoir laissé Mohamed Merah assassiné des soldats ou des enfants parce qu’il était musulman et non pas d’extrême droite comme le meurtrier aurait dû l’être d’après eux, ont cette fois avec l’obstination qui les caractérise, déjoué l’attentat qui allait certainement venir… A les en croire. Pas possible autrement. Toute la presse se réjouit, célèbre ce grand moment. Un jour de fête nationale est peut-être prévu. Alléluia! L’islam n’a rien fait de mal. Non ce n’est pas l’islam, n’en déplaisent à tous les islamophobes. Ce sont des français. Des petits français déclassés en plus, (chaudronnier, vous pensez!). C’est nous qui en notre sein portons les germes du mal. C’est à nous de nous remettre en cause, d’expier nos fautes. Repentons-nous, Folleville!

Frédéric Le Quer