L’Italie et l’Autriche

Par Dimanche 4 décembre 2016 Permalink 1

Les votes du jour sont potentiellement révolutionnaires car les électeurs en Italie et en Autriche sont enfin conviés à décider de leur avenir. L’oligarchie est totalement délégitimée partout en Europe et ses personnalités sont chassées du pouvoir au fur et à mesure qu’elles y arrivent.

Tout d’abord il ne faut pas croire que ces élections viennent d’un souci pointilleux en faveur de la démocratie. Si Matteo Renzi avait pu éviter le référendum, il l’aurait fait. Hélas pour lui, il n’a pas obtenu suffisamment de voix au parlement en faveur de sa réforme constitutionnelle et il doit s’en remettre au peuple. Il voulait le faire voter en septembre puis y a renoncé en reculant l’échéance. En Autriche, après les tricheries du deep state en juin lors du second tour des présidentielles si énorme qu’elles ne purent passer, il a été décidé de revoter en septembre aussi mais le scrutin a été reculé pour, officiellement, une sombre histoire de bulletins mal imprimés par une entreprise bavaroise. Sacrés allemands!

En fait l’espoir résidait dans ces deux états en l’élection d’Hillary Clinton en novembre, pas de chance, contrecarrant la tendance lancée par le Brexit, qui devait changer les mentalités en démontrant aux européens qu’un lourdaud comme Trump n’était pas crédible et que l’électorat du vieux continent devait se mettre au diapason. Echec lamentable de l’élite autoproclamée qui aurait mieux fait pour elle de ne pas bidouiller les dates des élections. Résultat Hofer peut devenir président. Renzi peut rentrer se coucher!

Avec une belle unanimité, les médias européens affolés par la situation en Autriche, associent systématiquement le nom Hofer à extrême droite. Ils ont même été cherchés une pauvre vieille dame se lamentant sur la montée du nazisme. Toute cette propagande a pourtant du mal à tenir debout. Si cette mouvance politique est bien plus proche d’un Netanyahu ou d’un Poutine que d’une Clinton ou d’une Merkel, cela n’en fait pas pour autant des criminels. Elle ne s’est jamais montrer antisémite ou antisioniste; au contraire, on la sent prête à se rapprocher d’Israël pour combattre l’hégémonie islamique. Le point commun de ces candidats alternatifs est la lutte contre l’islamisation comme le fait avec succès l’état hébreu.

Concernant le référendum italien, Mario Draghi fait tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir les banques transalpines la tête hors de l’eau. La BCE qui garantit toutes leurs émissions obligataires, l’a encore fait vendredi à hauteur d’un milliard d’euors (des bricoles!!!) pour la Monte Dei Paschi. L’Union Européenne s’assoit aussi sur ses règlements (bail in contre bail out, tu parles!!!) au moins jusqu’à aujourd’hui dans l’espoir d’inciter les italiens à dire oui dans les urnes. A l’heure qu’il est, il est loin d’être sûr que ce soit suffisant tant les transalpins veulent renverser la table.

Ce jour est donc essentiel car si Hofer passe en Autriche et si les italiens disent non à Renzi, Bruxelles va tanguer fort, très fort. Soit l’U E étanchéifie ses frontières, cesse d’accepter les migrants et considère prioritairement les intérêts de sa population avant celle d’Afrique ou du Moyen-Orient, soit elle disparaitra ou sera la cause de troubles insurrectionnels potentiellement terrifiants.

Frédéric Le Quer