L’islamophobie

Par Lundi 27 avril 2015 Permalink 21

Il existe un collectif contre l’islamophobie en France financé par des entreprises multinationales et l’état où s’organise des gueuletons halal. Les actes ou propos relevant de la discrimination à l’encontre de citoyens de confessions musulmanes y sont recensés. Sur le site, une carte de France avec des visuels représentants des musulmans hommes ou femmes en tenue folklorique ou de combat (comme on veut!) sert à montrer où se passent les actes islamophobes.

Dans islamophobie, il y a phobie. Le Larousse la désigne comme une crainte angoissante ou une peur instinctive. Liée avec le préfixe islam elle devient une hostilité d’après le dictionnaire. Cette curieuse dérive est injustifiable. Tout le monde sera d’accord pour admettre qu’il relève du racisme d’avoir de l’hostilité envers un, une arabe parce qu’il, elle est arabe. Mais en quoi le fait d’avoir une crainte une peur envers une religion devrait être condamnable? Si on admet que la peur ne se contrôle pas, il faudra éventuellement soigner les coupables mais en aucun cas les condamner. Meme si on accepte la dérive du dictionnaire Larousse en interprétant phobie par hostilité, la condamner c’est remettre en cause le séculaire pacte social français.

Les anticléricaux ont de l’hostilité envers le catholicisme, le christianisme en général. Ils se vantaient de « bouffer du curé au petit déjeuner »! Ils voyaient une oppression et un conservatisme pour le peuple français dans l’église de France. Ce débat d’idée n’a jamais valu la prison aux rad-soc francs-maçons. Aujourd’hui avoir de l’hostilité envers une religion qui prouve dans tous les pays où elle est dominante, son intolérance envers tout ce qui n’est pas elle, est sur le point d’être condamné par les tribunaux. En soi, il s’agit déjà d’un scandale démocratique. Mais la peur, l’angoisse d’avoir un jour chez nous un dictât religieux aux tendances rétrogrades n’est non seulement certainement pas condamnable mais est surtout salutaire. Elles préviennent d’un danger absolument pas imaginaire compte tenu des exemples donnés par les pays musulmans arabes, perses, turcs, ou pakistanais. L’Indonésie mise si souvent en exergue est depuis le début du vingt et unième siècle en proie au terrorisme.

Au lieu de protéger une religion hégémonique aux relents liberticides, l’état ferait mieux de faire strictement respecter les bases de la république française. Les religions, quelles qu’elles soient, doivent s’adapter à leur environnement juridique et non l’inverse. La pente prise, en France en particulier, est propice au recul des droits fondamentaux des citoyens.

Frédéric Le Quer