L’imposture

Par Vendredi 24 juillet 2015 Permalink 18

L’imposture est devenue la condition de la continuation du monde tel qu’il a été décidé afin de sécuriser une classe dirigeante et fortunée et d’enraciner les individus la composant et leur famille dans une domination injuste mais efficace.

La politique d’abord, en maintenant artificiellement un clivage gauche droite démenti par les faits, entretient l’illusion d’une poursuite entre le monde de l’après-guerre et celui d’aujourd’hui. Alors qu’à l’évidence la fracture se situe dorénavant entre les souverainistes et les autres, ces fameux autres, européistes, europhiles, mondialistes, préfèrent avancer masqués, faire semblant de débattre  entre eux, inventer des désaccords afin d’ignorer la tendance de fond luttant contre l’abandon de la souveraineté nationale, la seule justifiant un débat d’idée car elle tente de remettre de la démocratie au centre des préoccupations.

Dans le domaine économique, la fable racontée est encore plus énorme car bien plus facile à faire gober. La création monétaire à l’échelle planétaire qui entretient une sécurité temporaire en évitant un brusque bouleversement, est vendue comme une panacée garantissant une stabilité financière aux classes moyennes. Celles-ci ne voulant qu’être rassurées, ne demandent qu’à y croire et ignorent une cavalerie dont les plus riches, les 1%, bénéficient éhontément alors qu’elles se voient parallèlement tirées vers le bas inexorablement bien qu’en douceur la plupart du temps!

La contre vérité sociologique est la plus difficile à faire passer. Elle se doit de nier ce que chacun voit de ses yeux en sortant de chez lui, c’est à dire l’invasion africaine de l’Europe. Elle se doit aussi d’inventer un conte historique mettant les européens systématiquement en position d’accusés pour leur faire perdre la naturelle fierté d’être issus du continent d’origine, au moins, de presque tous les grands hommes ayant par la mathématique, la physique ou la chimie transformé les conditions de vie de toute la planète.

Les mensonges, répétés à l’envi, finissent par tant s’enraciner qu’il devient impossible de les dénoncer sans être mis au ban de la société. L’invective et la calomnie servent de réponse aux contestataires ne bénéficiant pas de la même couverture médiatique que ceux qui assènent l’unique pensée dorénavant tolérée basée sur l’imposture.

Frédéric Le Quer