L’illégitimité du pouvoir

Par Mardi 23 février 2016 Permalink 12

La divergence idéologique entre le peuple français et ses dirigeants atteint des sommets. La question de l’illégitimité du pouvoir est posée. Pratiquement jamais dans l’histoire, aussi bien, sur la question de la politique intérieure que sur celle de la politique extérieure, ces deux groupes ont, à ce point, eu des vues opposées.

Si des gouvernants n’ont pas toujours été populaires, un lien patriotique les liait cependant au reste de la nation et quand ce ne fut plus le cas une sanglante révolution venait remettre tout en place. Dirigeants et dirigés se retrouvaient sur les intérêts du pays dans le monde parce qu’en fin de compte les gens ne doutaient pas de l’amour de la patrie de leur chefs et acceptaient simplement ce qui leur était raconté. La guerre, la paix, les alliances, tout le monde suivait dans un vaste élan national et ceux qui n’étaient pas d’accord se soumettaient aux choix majoritaires. Ainsi la France n’était pas qu’un mot, c’était une nation qu’elle soit dans l’erreur, ou qu’elle ait raison.

Toute la politique de ce gouvernement particulièrement honni est fondamentalement rejetée par les français. Le problème ne se situe pas au niveau économique ce qui n’aurait rien de très nouveau, mais sur ses alliances à l’international ou ses options sociétales sur le plan intérieur. L’originalité de la dichotomie se situe là. Par exemple quand hier Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé sur le moyen orient louant l’attitude russe sans ambiguïté, il ne faisait que relayer la pensée profonde des citoyens pour qui les exactions de tous les camps se valent et qui sont clairement en désaccord avec l’alliance que François Hollande passe avec les sunnites. L’adhésion des français pour les choix politiques de Vladimir Poutine va totalement à l’encontre du parti pris par ses dirigeants. Compte tenu de la situation mondiale explosive, c’est fondamental et, d’une certaine façon, effrayant!

Et puis il y a le problème de l’immigration massive. Alors que la France est devenue le premier pays musulman d’Europe, les gouvernants continuent de faire entrer avec acharnement des ressortissants étrangers en exigeant des français qu’ils se poussent, se rabougrissent toujours plus pour laisser la place. A terme, les français seront minoritaires dans leur pays mais avec le jeu des naturalisations automatiques et de la double nationalité, l’écran de fumée diffusé par le gouvernement brouille cet état de fait. La population ressent cette évolution comme une défaite capitale et ce qu’elle représente est d’ailleurs de moins en moins considéré. Pas la peine d’aller chercher midi à quatorze heures pour trouver le malaise. Il vient de l’extinction d’une nation millénaire.

Les dirigeants refusent de prendre acte de cette illégitimité de fait. Soutenus par tout l’audiovisuel et par les milieux économico-financiers, ils s’abritent derrière le droit constitutionnel arrangé à leur sauce (l’esprit de la constitution est un retour aux urnes récurrent pour à tout moment relégitimer les chefs) pour imposer au peuple ce dont il ne veut pas. Ce régime a un nom: une dictature.

Frédéric Le Quer