Libertés publiques

Par Lundi 2 janvier 2017 Permalink 3

Le niveau d’exigence concernant les libertés publiques permettant de constater la bonne santé des sociétés occidentales ne cesse de baisser. Au moment des fêtes de fin d’année, en France, plus personne ne s’intéresse aux incendies de véhicules ou aux incivilités ou au sentiment d’insécurité ressenti. Seul compte le fait que personne ne soit mort directement à cause de l’islam. A la même période en Allemagne, à Cologne, aucune agression, aucun viol n’ont été perpétrés par les migrants. Personne ne s’attarde sur le fait que la bataille cessa faute de combattants puisque les allemands ne sortirent pas, que les rues de la ville étaient désertes et que leur droit de faire la fête a largement été écorné. La « Willkommenskultur » (culture de l’accueil) est devenue une tragédie sociétale.

Mais les gouvernements se gargarisent, se rengorgent, se félicitent, s’auto congratulent, s’applaudissent sur toutes les chaines du monde: le réveillon du nouvel an s’est bien déroulé! A Paris les gens normaux dehors flippaient. A Cologne les gens normaux sont restés chez eux. Ainsi en deux, trois ans, toute la culture occidentale qui scande l’année par des fêtes populaires datant de plusieurs siècles, a été mise à mal. Son effacement est rapide. D’ores et déjà la liberté de la femme conquise vraiment, il y a à peine un demi siècle se range dans le rayon pertes et profits de la mondialisation. Moins elles sortiront dans les lieux publics moins elles risqueront de se faire violer. CQFD!

Le soulagement de l’oligarchie est une injure de plus faite au peuple. Absolument rien n’est rassurant concernant cette fin d’année. Dès que les gens sortaient dans l’insouciance (cf: Berlin), ils prenaient le risque de faire partie de la liste qui n’en finit plus des victimes d’attentats terroristes islamistes en Europe. La Turquie des citoyens libres et libérés en fait aussi les frais.

L’obscurantisme s’installe avec toujours plus d’aisance que les lumières. Notre régression ne fait donc que commencer si les électeurs laissent en 2017 les mêmes au pouvoir.

Frédéric Le Quer