La libanisation de l’état

Par Jeudi 8 janvier 2015 Permalink 22

A peine la fusillade terminée, les terroristes ont fui vers leur territoire, celui abandonné à l’islam, financé par le Qatar, lieu de tous les trafics, des armes à la drogue, là où l’école dispense l’ignorance plutôt que le savoir, où la vie s’arrête le vendredi à l’heure de la prière, où les femmes sont voilées non seulement dans la rue mais dans la plupart des commerces et où petit à petit tous les élus locaux sont de confession musulmane. La Seine St Denis est une base de repli dans laquelle toute investigation est rendue de plus en plus difficile pour la police.

Voici concrètement un exemple de libanisation de l’état français. Mais ce n’est pas une particularité géographique. Partout en France, il existe des quartiers, des villes, des départements, dans lesquels la loi de la république est considérée comme une étrangeté qui peut éventuellement s’appliquer quand elle ne contredit pas l’Islam mais qui sinon est laissée de coté. Partout en France, ces endroits à la démographie galopante s’accroissent par besoin d’espace vital. Partout en France, notre culture régresse et s’efface devant celle porteuse d’intolérance et d’obscurantisme.

L’anticléricalisme était une guerre, mais acceptée, faite de mots, de phrases, d’idées. Le refus du religieux était dicté par la liberté. Dorénavant l’islamophobie est condamnée et le culte musulman a la voie dégagée pour s’insérer par tous les pores de la société. Il soumet ainsi des parties entières du pays à ses théories, à ses doctrines, à son organisation politique; il communautarise facilement, sans grande rebuffade, protégé par la lâcheté de citoyens guidés par des dirigeants indignes qui refusent de voir la déliquescence de l’état.

Ce président de la république, comme son prédécesseur, d’ailleurs, évite de prononcer le mot islam. Grands amis des pays du golf persique, ils refusent l’un comme l’autre de désigner ce qui détruit la France chaque jour davantage, par indifférence, par complicité. L’ennemi, alors sans visage, devient ainsi une notion abstraite, évanescente, presque irréelle. Mais pourtant il tue. Parce qu’il n’a rien de chimérique, parce qu’il est tout ce qu’il y a de plus concret, alimenté par cette volonté d’envahissement et de remplacement, il prospère non pas avec, non pas à coté, mais contre la culture française issue de la révolution.

L’état se balkanise, comme on dit aussi, laissant encore quelques coins de campagne, quelques centres villes en dehors d’une religiosité exacerbée. Mais ces endroits sont particulièrement fragiles, leur écosystème est grandement menacé. La France se découpe, se déchire comme un puzzle. Sans pour l’instant de poste-frontière, le voyageur encore un temps libre de circuler, s’aperçoit immédiatement quand il passe d’un endroit tenu par tel ou tel camp. L’affrontement à venir entre communauté est irréversible et c’est bien cela la libanisation.

Frédéric Le Quer