L’euro de football, un chant du cygne!

Par Vendredi 3 juin 2016 Permalink 2

Les matchs internationaux de football canalisaient le nationalisme en le ramenant au plan sportif. Les joueurs représentaient la nation et la fibre patriotique vibrait chez les supporters, le point d’acmé étant les France-Allemagne. Nous les perdions mais peut-être, aimions nous davantage, pour cette raison, les Platini, Rocheteau ou Trésor! La France était romantique et l’issue des compétitions étaient le plus souvent tragique.

Et puis il y a eu 98 et la France black blanc beur. Jusqu’au tout début des années 2000, elle ne fut pas un mythe. Les banlieues n’avaient pas peur de mélanger les blancs, les noirs les juifs et les arabes! Les français de souche, représentaient le liant nécessaire pour agréger des communautés disparates. C’était une question d’alchimie, une question de proportion. L’équipe de football d’Aymé Jacquet devenait une vitrine et même, apportait un plus: elle ôtait à la France toute entière son complexe historique vis à vis de l’Allemagne grâce à des joueurs pour qui ce pays n’avait rien de spécial. Ces quelques années là l’immigration fut une chance pour la France!

Mais, avec des entraîneurs qui n’avaient rien compris à la puissante portée sociologique du football, l’équipe de France ne représenta d’un coup plus rien sinon une banlieue dans laquelle plus personne d’extérieur n’osait dorénavant s’aventurer. Malgré la propagande éhontée des médias relayant des intérêts financiers de plus en plus indécents, les supporters se raréfièrent. L’équipe n’apportait plus un supplément d’âme à la France. Le sentiment patriotique se délitait. et le summum du grotesque fut atteint avec toute la bande d’imbéciles partie en Afrique du sud.

Aujourd’hui, de cet euro, tout le monde s’en tape! Il reste quelques idiots utiles pour faire semblant, et une presse toujours décalée avec la population quelque soit le sujet pour monter en épingle un événement devenant ridicule dans la France actuelle. François Hollande connait aussi surement tous les joueurs. C’est son truc le foot! Et puis il espère qu’une victoire relancera l’économie, ressoudera les liens d’un pays qui se désagrège. C’est l’inverse qui se passe et le football, devenu un sport à la con, souligne et accentue les clivages. Il ne peut rien pour la France car elle n’existe déjà plus vraiment.

Frédéric Le Quer

PS: Zut! Je me suis trompé de photo!