Les socialistes se fourvoient avec Air France

Par Jeudi 29 octobre 2015 Permalink 5

Alors que le gouvernement socialiste cherche à dépecer Air France-KLM en faveur d’Emirate Airways ou Qatar Airways en contrepartie d’achats d’armes par ces pays, d’investissements dans les quartiers d’immigration musulmane et d’autres raisons hideuses, les résultats de la société sortis ce matin sont bons. « Le groupe aérien a dégagé un bénéfice d’exploitation de 898 millions d’euros au troisième trimestre. Il s’agit de la meilleure performance trimestrielle de son histoire », selon latribune.fr.

Pourtant la direction reste droite dans ses bottes comme dirait Alain Juppé et le gouvernement socialiste la soutient. Il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer les syndicalistes défendant leur beefsteak.  « Oui, ce sont des comportements de voyous » a très vite dit Manuel Valls. Son sbire, Emmanuel Macron a renchérit face à la presse étrangère en s’ingérant dans une décision de justice ce qui de la part d’un membre de l’exécutif  aurait dû le faire démissionner illico presto: « Il s’agit de personnes stupides, et qui seront condamnées pour cela».

Mais le parti socialiste n’a jamais dans son histoire été très regardant pour soutenir les plus forts quand il gouvernait. Les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, par exemple, n’ont-ils pas été votés en 1940 par 260 députés socialistes et rad soc? La défense de la république, quand elle est en danger n’est pas le fort de ce mouvement. Bien sur, la direction d’Air France ne met pas en danger à elle seule la république, mais de renoncements en renoncements à soutenir les plus faibles, la France loin d’être indivisible se parcellise. Ethniquement sur un territoire où la France ne représente plus la même chose partout. Et sociologiquement quand les plus riches se servent du peuple comme de la piétaille.

Tout ceci se passe avec un gouvernement de gauche qui veut absolument que la France s’ancre dans une mondialisation destructrice de tous les avantages que les plus faibles ont acquis depuis un siècle et demi. Quand on parle des plus faibles il s’agit aussi bien des chômeurs et des salariés que de ces multiples micro entreprises dont les patrons ont du mal à retirer un smic et qui n’ont aucun avantage social.

Voir les syndicats d’Air France en guerre avec le patronat est normal. Les voir aussi se battre contre un gouvernement socialiste montre à quel point les clivages politiques anciens n’ont plus de sens. Les élections présidentielles qui verront Alain Jupé devenir le héraut de la rue de Solférino finiront d’acter le phénomène. La vraie division politique maintenant est entre souverainistes donc démocrates et les mondialistes, de fait, antidémocrates.

Frédéric Le Quer