Les révélatrices élections aux Pays Bas

Par Mardi 7 mars 2017 Permalink 4

Au soir du 15 mars, le plus probable est qu’un front que certains appellent républicain mais plus sûrement antidémocratique, se constitue pour empêcher le PVV, parti pour la Liberté de Geert Wilders, de venir aux affaires des Pays Bas. Pour le moment, l’oligarchie européenne escompte bien ne pas avoir à entendre les aspirations des néerlandais qui se sentent de plus en plus dépossédés de leur nation. Pourtant, depuis le XVIIe siècle, ils ont prouvé plus qu’ailleurs qu’ils ne sont pas contre la mondialisation! L’internationalisation des échanges commerciaux a commencé avec eux, chaque foyer des Pays Bas s’est enrichi grâce à elle. Voilà bien un exemple pertinent prouvant que si la libre circulation des marchandises peut voir l’assentiment d’un peuple confiant en sa force et en son intelligence, la libre circulation des individus tend à le détruire plutôt qu’à le renforcer. Son instinct de survie le pousse alors à combattre l’envahisseur.

Les résultats d’un sondage de l’institut Bruges Group de ce mois indiquent que seules 39% des personnes interrogées sont favorables à ce que les Pays-Bas demeurent à l’intérieur de l’UE telle qu’elle est actuellement constituée politiquement et économiquement. Si il y a 11 % d’indécis, 23% se sont prononcés pour une sortie de l’UE tout en poursuivant une politique économique de marché unique européen et 27% des sondés sont favorables à un «Nexit», à condition qu’un accord de libre-échange spécifique soit mis en place avec les autres pays du bloc. On s’aperçoit ainsi à travers les questions posées que la moitié des citoyens (27 + 23) en a assez de l’UE. Leur problème n’est pas le marché unique mais l’immigration. Ce qui met Geert Wilders tout en haut des sondages, est que 80 % des citoyens sont, en février d’après l’IPSOS, « inquiets de l’immigration qui constitue une menace pour les valeurs néerlandaises ».

Toute l’Europe victime de l’invasion musulmane est aujourd’hui au diapason des sentiments des individus de ce pays. Les caciques l’ont bien compris mais refusent de donner suite parce qu’il y va de leur enrichissement par la création d’une classe moyenne inférieure de plus en plus importante consommatrice des produits que les multinationales lui vendent. Aux peuples du vieux continent de laisser la place à l’Afrique incapable de créer sa classe moyenne sur son territoire! Si les européens ne se révoltent pas tout de suite, il sera bientôt trop tard.

Frédéric Le Quer