Les républicains

Par Mercredi 27 mai 2015 Permalink 20

Quand le pouvoir politique et décisionnel n’est plus réellement dans les mains de nos dirigeants, ceux-ci se gargarisent de mots pour faire oublier la vacuité de leur présence. Alors le choix du mot « républicains » pour remplacer l’UMP devient l’aiguillon pour une querelle ridicule et dérisoire.

Depuis que le pouvoir est dans les mains de gens que personne ne connaît, résidant souvent en dehors des frontières de la France, sans que le citoyen ait la possibilité d’intervenir sur des arbitrages le concernant au premier chef, nous ne sommes plus vraiment au sein d’un régime républicain. Un petit groupe, une classe dominante s’arroge le droit de décider des orientations économiques et sociales pour tout un peuple. Pour appartenir à ce cénacle, la naissance et l’argent deviennent deux paramètres essentiels, argent qui évidemment ne cesse de faire des petits au cours du temps passé aux affaires. Quand la ploutocratie organise des votes, ils restent sous son contrôle ou sont invalidés comme celui, il y a dix ans, sur la contitution européenne rejetée par les français à 54%.

Alors la dispute se situe au niveau des valeurs républicaines. C’est une mystification tendant à sectionner les racines judéo-chrétiennes de la France afin de les remplacer par des concepts fumeux comme le vivre ensemble, l’esprit du 11 janvier ou le rôle bafoué de l’école publique. Les politiciens se targuent tous d’être républicains en confondant principes et propagande. Chacun se bat pour s’approprier un terme galvaudé mais pratique pour masquer une forfaiture dont la République n’est pas responsable.

Alors  que ce petit monde s’appelle républicains, socialistes ou demain démocrates n’a aucune importance pour le citoyen puisque ces mots ne sont qu’un camouflage masquant une réalité recouvrant totalitarisme, despotisme, népotisme et plus tard inéluctablement tyrannie.

Frédéric Le Quer