Les réfugiés ont gagné

Par Jeudi 3 septembre 2015 Permalink 19

« Nous voulons accueillir les réfugiés. C’est notre devoir d’humains… », et puis, « C’est simple, ils vont mourir si on ne les aide pas. Et nous ne les aidons pas… » et encore « Nos sœurs, frères en humanité nous appellent à l’aide et nous ne supportons plus le silence qui leur répond… ». Bref ces quelques phrases sont tirées de la longue diatribe incitant à signer la pétition culpabilisant l’occident concernant son accueil des réfugiés arabes.

La presse européenne bruisse aussi de cet enfant mort échoué sur une plage turque. Les journaux britanniques publient la photographie. Elle est évidemment horrible avec ce petit corps, la face contre le sable, qu’on pense encore ballotté par les vagues sur la grève. Les indignés haussent le ton en utilisant ce drame.

La déstabilisation de l’Europe occidentale prend un tour nouveau. Si l’Union Européenne n’a eu jusqu’à présent besoin de personne pour montrer son aspect inégalitaire envers les pays la composant, son manque d’efficience vis à vis du reste du monde ou encore sa conception antidémocratique, elle est dorénavant critiquée directement par des forces extérieures prenant à témoin l’opinion publique, pour être discréditée sur le plan moral, humanitaire, angle d’attaque qui n’avait pas encore été utilisé jusque là. La chair à canon que constituent tous ces réfugiés sert la guerre civilisationnelle menée par le moyen orient contre l’occident. A ce dernier d’assumer les désordres séculaires que cette région n’a jamais su régler et à lui d’absorber les millions de victimes migrant au gré des bombes et des dictatures. Les pays du golfe persique se gardent bien d’accueillir qui que ce soit alors qu’ils représentent la destination naturelle des populations dans le malheur de cette partie du monde. L’argent qu’ils déversent sert à diriger les syriens, les irakiens, les éthiopiens, les soudanais et toute cette misère vers l’Europe devenu un champ de bataille subtil de l’hégémonisme islamiste.

A force de culpabiliser, à force de repentance, à force de ne pas s’aimer, l’Europe se perd dans cette folie migratoire qu’elle ne sait pas comment appréhender. Les millions d’individus venant d’Afrique et du proche orient détruiront à terme le modèle occidental en le submergeant d’un mode de vie et de comportements archaïques. C’est évidemment l’européen moyen qui en subira les conséquences.

Frédéric Le Quer