Les primaires: un baise-couillons!

Par Jeudi 3 mars 2016 Permalink 8

En France, le but des primaires, à droite comme à gauche, est d’interdire, in fine, au citoyen de se positionner sur un programme souverainiste porté par un candidat ayant une chance de devenir président de la république. Depuis que le seule clivage réel est celui opposant les mondialistes et les souverainistes, l’important est de brouiller le choix politique en découvrant des divergences entre mondialistes évidemment minimes mais montées en épingle pour créer un débat factice portant sur des détails situés au niveau d’une campagne électorale de sous préfecture.

La position souverainiste est affaiblit en étant présenté que comme un choix supplémentaire et non comme ce qu’elle est, une alternative radicale. La vision d’ensemble, la seule que doit porter un candidat à l’Elysée n’apparaît plus aux yeux de l’électeur embrouillé par les considérations secondaires. L’homme politique mondialiste se doit de connaitre le prix de la baguette et du kilo de jambon, (enfin pas forcément du jambon!), débattre des conditions d’accueil des immigrés, jouer les gros bras vis à vis de la commission européenne (c’est juste de la com!) ou avoir des idées sur la question de l’ouverture des magasins le dimanche… Toutes ces question ne sont pas exhaustives et varient en fonction de l’actualité permettant aux hommes politiques d’avoir des avis sur tout sauf sur l’essentiel: Quel avenir pour la France?

Pour les mondialistes, la France est un petit pays faible, sans avenir propre, devant se soumettre à tout, de l’atlantisme à l’immigrationnisme, en passant bien sur par l’européisme, car elle n’a aucune capacité à décider de son avenir. Ce programme politique dans la dépendance et la lâcheté est difficile à communiquer sèchement au français prenant la peine de se diriger vers un bureau de vote! Il arrange ceux qui le porte leur évitant les choix drastiques (on le voit avec la présidence actuelle, mais c’est pareil depuis le dernier référendum sur la constitution européenne) tout en enlisant le pays dans des difficultés de plus en plus graves. Les tenants de cette politique sont des irresponsables, à la fois dans le sens de leurs résultats, ce n’est pas de leur faute mais celle du contexte et aussi dans le sens de leur inconséquence coupable en train de laminer la France.

Il n’est pas douteux qu’aussi bien au LR qu’au PS, les partisans d’un souverainisme pointilleux ayant une haute idée de leur pays existent. Tout est cependant organisé pour les faire taire, une aventure solitaire leur faisant perdre leur position médiatique et leur capacité à diffuser leurs opinions. Le souverainisme, idée majeur, est ainsi drastiquement amoindri par des primaires mettant toutes les idées politiques au même niveau, sans hiérarchiser et la démarche globale du visionnaire se perd dans les calculs du boutiquier.

Frédéric Le Quer