Sous les ors de la république

Par Jeudi 4 décembre 2014 Permalink 26

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté ». C’est ce que pense parfois le visiteur entrant à l’Elysée subjugué par les ors de la république. Les hauteurs sous plafond, les moulures, les parquets reflètent le luxe et la beauté; le jardin, le calme en plein Paris; les femmes du président, la volupté!

Derrière l’idyllique tableau règnent pourtant le profit, l’appât du gain, le bénéfice, l’accumulation des richesses et le pouvoir quel qu’en soit le prix. Dans un pays en crise, à la population aux abois, les dirigeants se vautrent dans les scandales financiers sur des montants correspondant à des années de labeur pour le commun des français; déjà la cinquième affaire de gros sous qui touche les très proches de François Hollande, rien que pour cette année. Elle est bien loin la république exemplaire!

Aquillino Morelle, ex-conseiller à l’Elysée, a profité de son précédent travail dans le public pour conseiller au mieux de ses intérêts une entreprise privée contre une grasse rémunération. Mais l’utilisation des moyens de la république pour ses affaires privées est d’après Mediapart une habitude chez lui!

Thomas Thévenoud, ex secrétaire d’état chargé du commerce extérieur, du tourisme et des français de l’étranger, rien que ça (!), en tant que député, membre de la commission des finances, n’avait, ni déclaré ses revenus, ni payé d’impots toujours d’après Mediapart.

Kader Arif, ex ministre des anciens combattants, pour qui le népotisme semble être une seconde nature, semble voir dans les marchés publics un moyen d’enrichissement familiale.

Yamina Benguigui, ex ministre délégué à la francophonie, dévalue exagérément et « mensongèrement » d’après le jounal « le monde »,  la valeur de son patrimoine.

Faouzi Lamdaoui, le dernier en date mais pas le moindre, conseiller de François Hollande, va comparaître en correctionnel, pour abus de biens sociaux et faux et usage de faux, excusez du peu!

Les ors de la république sont devenus les garants de l’enrichissement pour qui s’en approche. Nos soi-disant serviteurs de l’état se goinfrent autant qu’ils peuvent grâce au pouvoir qu’il détiennent. Le sentiment lancinant d’assister au saccage de l’état français n’est par pour rien dans le pessimisme d’un peuple dont le chef d’état, qui n’a de chef que le nom tant il est dépassé, semble incapable de faire preuve de discernement dans le choix de ses collaborateurs.

Frédéric Le Quer

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