Les musulmans et François Hollande

Par Mardi 7 avril 2015 Permalink 24

« …Ce sont des juifs qui sont tués parce qu’ils sont juifs, des chrétiens parce qu’ils sont chrétiens. Et des musulmans, parce qu’ils sont musulmans » L’une des phrases les plus marquantes dite hier à Isieu par le président de la république est un peu courte. Dans un contexte intemporel elle est juste et se suffit à elle-même. Dans l’actualité, dans le présent, dans l’action comme aime à se situer tout homme politique, il y a indéniablement à redire.

Actuellement et depuis de nombreuses années, de New York à New Delhi, des juifs, des chrétiens et des musulmans mais aussi des hindouistes et des bouddhistes et toute sorte d’autres religions sont tués par des… musulmans en fonction de critères religieux. La nov’langue appelle islamistes les assassins pour tenter de différencier en fonction de critères occidentaux les bons musulmans  des mauvais musulmans. Les bons sont donc des musulmans éclairés par l’islam. Les mauvais sont des islamistes éclairés par… l’islam. L’islam prêche donc au bon comme au mauvais.

L’islam fait alors étonnamment penser aux déclarations d’Alan Greenspan, l’ancien président de la FED, porté un temps aux nues et dorénavant vilipendé. Il ponctuait ses discours de: « Si vous avez compris ce que j’ai dit, c’est que je me suis mal exprimé » . Pour le paraphraser il est incontestablement possible de déclarer: Si vous avez compris mon interprétation du coran c’est que je me suis mal exprimé, si vous avez compris le coran c’est que vous avez mal lu!

En tout cas hier François Hollande s’est bien gardé de dénoncer les coupables alors que tout le monde les connait. Sa peur de se trouver face aux réalités françaises au lieu d’être dans son monde imaginaire, l’oblige à tronquer ses assertions pour ne pas avoir à remettre en question sa politique migratoire qui si elle continue fera de la France, un jour, une république non pas laïque mais islamique.

En attendant, notre président de la république admet et prend en considération les victimes de l’obscurantisme religieux ce qui est perçu comme une extraordinaire preuve de réalisme par des médias passés maître dans l’art de faire l’autruche. Quant à dénoncer et nommer clairement les criminels, les obscurantites, il en sera question une autre fois parce que du réalisme point trop n’en faut!

Frédéric Le Quer