Les mensonges comme mode de gouvernance

Par Jeudi 21 juillet 2016 Permalink 4

Les mensonges continuellement assénés aux populations rattrapent leurs auteurs et discréditent la parole officielle. La confiance perdue ne peut revenir. Les taux d’audience du président de la république, par exemple, quand il passe à la télévision, ne dénotent pas seulement son impopularité, mais aussi, surtout la lassitude d’entendre des assertions dont le but n’est pas d’éclairer le contexte général mais juste de persuader.

Persuader ou convaincre? La déliquescence du débat politique vient de la réponse qui a été donnée à cette question. Nos édiles persuadent, cherchant tantôt à caresser l’opinion dans le sens du poil, tantôt n’hésitant pas à prédire les pires maux si elle ne suit pas le chemin qu’elles prescrivent. L’idée d’élaborer un discours construit basé sur la logique et faisant appel à l’intelligence est dorénavant enterré. Une campagne électorale se fait sur un slogan et sa médiocrité n’a d’égal que l’irrespect des dirigeants pour le peuple français.

Si cette pente ne date pas d’aujourd’hui elle prend des proportions dramatiques. Les illustrations de cet état de fait sont nombreuses et créent un malaise qui engendre le pessimisme obstiné des français:
Au moment du commencement de la crise des migrants certains s’inquiétaient des islamistes radicaux possiblement mélangés à ces gens. « ce n’est pas sérieux » leur fut-il répliqué péremptoirement. Pourtant maintenant plus personne ne doute de la réalité dangereuse de cette situation.
Pour les dissuader de venir, certains proposaient la construction de murs. « Jamais un mur n’empêcha personne de passer. » leur fut-il repliqué. Pourtant, partout où ils furent édifiés, ils empêchèrent la continuation de la migration invasive musulmane.
Idem pour le Brexit qui devait être une plaie économique inimaginable pour les anglais. Pourtant il apparaît d’après le FMI que la croissance du pays sera la plus forte des pays occidentaux après les États Unis en 2016 et 2017.
Le plus gros des mensonges fut bien sûr l’euro, la monnaie unique qui devait apporter paix et prospérité! N’apportant ni l’un ni l’autre, il est devenu un totem devant lequel chacun se doit de s’agenouiller sans plus savoir pourquoi.

Les sornettes débitées depuis un quart de siècle sont trop nombreuses pour en faire une liste exhaustive. Le sentiment prégnant des citoyens d’être pris pour des cons subsiste et détruit jour après jour la nation française. Sans sursaut du peuple, l’issue ne peut être qu’un effondrement généralisé.

Frédéric Le Quer